Euro de hand: «Mais ça fait trois matchs qu’on met la pression», s'agacerait (presque) Krumbholz

HANDBALL Lors du premier match du tour principal, l’équipe de France s’est baladée (23-29) contre le Danemark, ce jeudi soir, à Nantes…

David Phelippeau

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La joie des Françaises après ce nouveau succès.
La joie des Françaises après ce nouveau succès. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Dans cet Euro-2018 (qui a lieu en France), les Bleues ont laminé (29-23), ce jeudi soir, le Danemark, à Nantes.
  • L’équipe de France affrontera la Suède samedi encore à Nantes.
  • Amandine Leynaud, la gardienne de but, a écœuré les Danoises.

Même pas peur. Le public nantais du Hall XXL n’aura pas vibré bien longtemps pour le premier match de l’équipe de France dans la cité des Ducs, jeudi soir. Huit petites minutes en fait (4-4). Ensuite, les Bleues, championnes du monde en titre et vice-championnes olympiques, ont déroulé face à des Danoises, qui ont rapidement compris qu’elles ne pourraient rien faire face à la furia offensive française et une Amandine Leynaud, impériale dans le but. Résultat : un succès tranquille (23-29) dans cette première rencontre du tour principal.

« Je pense que ce n’est même pas facile pour un public de rester concentré, rigole Camille Ayglon-Saurina. Quand tu as sept ou huit buts d’avance, c’est difficile d’être chaud et bouillant. Mais si on peut avoir que des scores comme ça, je signe tout de suite… » Olivier Krumbholz aussi. Et des deux mains ou même avec les pieds. Le sélectionneur des Bleues s’est même permis de faire tourner son effectif au fil d’un match totalement maîtrisé. Niakaté (2/2) et Zaadi (4/4) ont eu le droit de gambader sur le parquet nantais pendant de longues minutes. « Il fallait soulager un peu les titulaires et sortir certaines joueuses du banc, reconnaît Olivier Krumbholz. On aura bien besoin de punch dans cette deuxième moitié d’Euro. »

Leynaud indécente dans son but

Samedi, ça sera la Suède (15 heures), mercredi, la Serbie (21 heures). Pour atteindre les demi-finales, les Bleues doivent privilégier le sans-faute. Et vu les prestations des trois derniers matchs, on voit mal ce qui pourrait les empêcher de se hisser dans le dernier carré. Une étonnante sérénité se dégage de cette formation pourtant battue lors de la mise en bouche contre la Russie (26-23) à Nancy. « On met la pression. Mais ça fait trois matchs qu’on met la pression, qu’on domine », s’agacerait presque Olivier Krumbholz.

En attendant, face aux Danoises, les Bleues auraient-elles signé leur victoire la plus aboutie ? « Je ne sais pas car après chaque match on me dit ça, s’amuse Allison Pineau. C’est une prestation très maîtrisée. On s’est mise en place et en ordre de marche au fil du match avec en plus Amandine [Leynaud] qui faisait les arrêts derrière. » Et qui a dégoûté les Scandinaves avec plus de 40 % d’arrêts. « Comme d’habitude, elle a fermé la boutique, se réjouit Siraba Dembele. C’est vrai que pour les adversaires ce n’est pas marrant quand on arrête tous tes tirs… »

Et quand en plus de l’autre côté du terrain, on te rentre tous les shoots, tu perds définitivement le sourire. Un peu comme les Danoises à la sortie du terrain jeudi soir.