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Acculés de toutes parts, Man City et les Emirats arabes unis contre-attaquent

Manchester City : Acculés de toutes parts, les Emirats arabes unis menacent de couper le robinet à cash en Angleterre

AFFAIRE D’ETAT•Les Citizens clament leur innocence dans ce dossier tentaculaire et assurent avoir les preuves nécessaires pour le démontrer à la justice. En parallèle, les Emirats arabes unis menacent le Royaume-Uni de désinvestir dans le pays
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Pris dans un tourbillon médiatique dont on peine encore à évaluer les conséquences à court, moyen et long terme, Manchester City a annoncé vendredi avoir fait appel du verdict de la commission indépendante mandatée par la Premier League déclarant le club coupable de « graves » infractions financières entre 2009 et 2018. « Le club est innocent des accusations formulées par la Premier League et un ensemble complet de preuves irréfutables existe à l’appui de ses positions dans cette affaire », a indiqué dans un communiqué le club détenu par un fonds émirati, précisant que l’appel avait été déposé jeudi soir, soit la veille de la date butoir.

Il est reproché au club d’avoir notamment gonflé artificiellement ses revenus et minoré ses coûts de plus de 900 millions de livres (plus d’un milliard d’euros), ce que réfute City, qui estime que la décision de la commission indépendante comporte des « erreurs manifestes et substantielles de droit, de principe et de fait ».

Une sanction doit encore être prononcée, à une date non précisée. La formation du nord de l’Angleterre, qui appartient à Cheikh Mansour ben Zayed al-Nahyane, membre de la famille royale des Emirats arabes unis, risque, dans le scénario le plus sévère, la perte de plusieurs titres et l’exclusion du championnat. Mais c’est mal connaître les Emirats arabes unis que de penser qu’ils accepteront le verdict sans riposter, car ce dossier dépasse de loin le seul cadre du sport.

Chantage aux investissements

Immense investisseur sur le sol britannique depuis une dizaine d’années - on parle de 35 milliards dans les secteurs clés de l’économie anglaise rien que sur ces cinq dernières années -, les Emirats arabes unis auraient d’ores et déjà menacé de couper le robinet à cash si les sanctions venaient à se confirmer.

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Selon Bloomberg, « des responsables des Émirats arabes unis ont averti le gouvernement britannique que la sévérité de la sanction infligée à Manchester City pourrait refroidir leur enthousiasme à l’idée de futurs engagements de grande envergure en Grande-Bretagne. Ils estiment que les mesures prises par la Premier League ont une incidence sur les relations bilatérales entre les deux pays ». Un sommet portant sur les investissements à venir est d’ailleurs prévu ce mois-ci entre les deux Nations, où l’affaire sera évidemment au centre des échanges.

Andy Burnham créé la polémique (et se reprend)

Conscient du poids économique de ce petit état au Royaume-Uni, le Premier ministre Andy Burnham a créé la polémique en se déclarant « vraiment inquiet à l’idée de les perdre », avant de rectifier le tir via un communiqué publié par un porte-parole du 10 Downing Street.

« Comme l’a clairement indiqué le Premier ministre, le verdict initial est grave et il ne saurait être question de laisser entendre que quiconque est au-dessus des règles. Il a également souligné qu’il s’agit d’une procédure indépendante en cours. Il est essentiel de la laisser suivre son cours et d’en respecter l’issue. Si des irrégularités sont établies, les responsables devront en assumer les conséquences qui s’imposent. »