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Balayé à Brighton, le Chelsea de Liam Rosenior est en plein naufrage

Premier League : Le naufrage du Chelsea de Liam Rosenior, qui bat un triste record vieux de 114 ans

iceberg en vueLes Blues ont enchaîné mardi soir à Brighton une cinquième défaite de suite sans marquer de but, ce qui n’était plus arrivé depuis l’année où le Titanic a coulé
Nicolas Camus

N.C.

Le parallèle est cruel, mais bien sûr, les médias anglais n’ont pas hésité. En perdant largement mardi soir à Brighton (3-0), Chelsea a étiré sa triste série à cinq défaites d’affilée sans marquer le moindre but en Premier League, ce qui selon les historiens du foot britannique constitue une grande première depuis… 1912, année où le Titanic a coulé. Exactement ce que sont en train de faire les Blues sous la gestion de Liam Rosenior, dont la nomination en janvier tourne à la catastrophe industrielle.

Après ce nouveau revers, le club londonien est désormais 7e (48 points) et voit s’éloigner inexorablement la cinquième place qualificative pour la prochaine Ligue des champions, actuellement occupée par Liverpool (55 points). Il pourrait même glisser à la 11e place au terme de cette 34e journée si ses poursuivants (Brentford, Bournemouth, Everton et Sunderland) venaient à s’imposer.

Sous pression au coup d’envoi, et privé de nombreuses munitions sur blessure (Palmer, Estevao, Pedro en attaque, James en défense), Rosenior a utilisé un inhabituel système à cinq défenseurs qui s’est révélé totalement inopérant. Comme un peu tout ce que tente le Britannique depuis son arrivée – décriée des deux côtés de la Manche – en provenance de Strasbourg.

Alors qu’Enzo Maresca avait été viré après avoir perdu cinq matchs sur 19 en championnat (mais remporté la Coupe du monde des clubs l’été précédent et laissé Chelsea dans le top 8 de la première phase de Ligue des champions), Rosenior en est désormais à six défaites en 13 rencontres, en plus d’une élimination brutale en C1 par le PSG (8-2 sur l’ensemble des deux matchs). On appelle ça un flop.

Des pertes qui donnent le vertige

Plus globalement, c’est toute la stratégie des dirigeants des Blues qui est sérieusement remise en question avec ces résultats. Le président et propriétaire du club Todd Boehly est arrivé en 2022 avec une stratégie bien précise, qui est en train de montrer ses limites. Selon une enquête de The Athletic, le consortium BlueCo totalise 793 millions de pertes d’exploitation sur les trois dernières années, soit la somme faramineuse de 724.000 euros par jour.

Autre chiffre qui donne le vertige, le club a dépensé sur cette période 2,15 milliards d’euros sur de nouveaux recrutements, dont plus de la moitié sur des joueurs âgés de 24 ans et moins. Pour quels résultats ? Depuis 2022, Chelsea a certes remporté la Ligue Europa Conference (2025) et le Mondial des clubs, mais n’a jamais fini dans le top 3 du championnat, n’a pas joué une finale de Cup ni atteint le dernier carré de la C1. Ce qui, on l’imagine, était plus l’idée.

Vouloir faire des bénéfices sur de jeunes joueurs à fort potentiel peut se défendre, encore faut-il ne pas déjà les acheter à un prix indécent, et qu’ils soient mis dans les conditions de briller.

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Face à cette situation, les joueurs les plus expérimentés commencent à exprimer leur mécontentement. On pense à Marc Cucurella, qui avait allumé ses dirigeants publiquement fin mars. Il ne sera certainement pas le dernier à le faire si le club continue de creuser.