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La soirée cauchemardesque de Marcelino face à l’OM

OM – Villarreal : « Je suis le seul coupable », la soirée cauchemardesque de Marcelino pour son retour à Marseille

FOOTBALLL’Olympique de Marseille a infligé une raclée à Villarreal (4-0) et à Marcelino pour son retour au stade Vélodrome, jeudi soir en Ligue Europa
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille a corrigé Villarreal 4 buts à 0 en 8e de finale aller de Ligue Europa, jeudi soir au stade Vélodrome.
  • L’ancien entraîneur de l’OM, Marcelino, a assumé sa responsabilité dans cette soirée cauchemar pour sa nouvelle équipe.
  • De leur côté, les Marseillais, même s’ils ont très bien joué, ne veulent surtout pas s’enflammer.

Au stade Vélodrome,

Quatre buts dans la musette, dont un CSC et un penalty, couronné d’un carton rouge. L’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille, Marcelino, se souviendra longtemps de son retour au Vélodrome et de la claque reçue par son équipe Villarreal (4-0), jeudi soir en 8e de finale de Ligue Europa. La magnifique prestation des Marseillais doit être mise en avant, mais la soirée cauchemardesque de l’Espagnol est encore plus marquante. Même si toutes les deux sont forcément liées.

Comme prévu, elle a commencé avant le coup d’envoi du match, avec une énorme bronca des tribunes du stade Vélodrome à l’annonce de son nom lors de la présentation de Villarreal. Jusque dans le virage nord, où 5.000 minots avaient remplacé les habituels groupes de supporteurs, suspendus pour cette rencontre.

Un CSC assassin

Sur le terrain, son équipe a réussi à tenir la moitié d'unemi-temps. Mais avec quatre défenseurs centraux alignés sur le terrain, le danger est forcément venu des côtés. Du droit d’abord, avec ce centre de Clauss déposé pour Veretout qui a « tété » (22e), comme l’a célébré Amine Harit dans les vestiaires. Puis du gauche, avec ce centre du Franco-marocain, aussi juste sur le terrain que pour pousser la chansonnette, dévié dans ses propres filets par Mosquera (28e).

« On a bien commencé le match, surtout en attaque. On a même créé plus de danger que Marseille jusqu’au premier but. C’est ce premier but qui nous fait beaucoup de mal, le deuxième encore plus », n’a pu que déplorer après coup un Marcelino avec la mine aussi déconfite qu’à la fin de son court passage à l’OM.

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Ce deuxième but a surtout fait très mal à Mosquera. Dix minutes après son CSC, le défenseur n’a rien trouvé de mieux que de faucher Sarr dans la surface, sans jamais toucher le ballon. De quoi offrir le penalty à Aubameyang, après intervention du VAR, pour le troisième but à l’OM juste avant la mi-temps (42e). Une première période pendant laquelle les Marseillais « avaient décidé d’aller chercher Villarreal, de mettre de l’intensité pour embarquer le public avec nous », et ils ont « tout fait bien », pouvait savourer de l’autre côté Jean-Louis Gasset.

« Pas les bonnes décisions avant et pendant le match »

Certes, Marcelino a dû faire avec « certaines circonstances » et « quelques joueurs touchés par un virus », notamment dans sa défense. Mais le capitaine du sous-marin jaune a pris l’entière responsabilité de cette déroute : « Je suis le seul coupable, je n’ai pas pris les bonnes décisions avant et pendant le match ».

Effectivement, son triple changement à la mi-temps n’a rien donné. Pire, le nouvel entrant en défense et seul latéral de métier aligné jeudi soir par Marcelino, Alberto Moreno, a réussi l’exploit de se faire expulser. En à peine un quart d’heure (62e), s’il vous plaît, après un premier avertissement pour un tacle à retardement sur Ndiaye, puis un second sur Sarr tout aussi logique que le premier.

« Si on nous avait dit qu’on gagnerait 4-0... »

Pendant ce temps-là Aubameyang y est allé de son doublé sur un ballon piquet aussi malicieux que délicieux (61e), histoire de parachever un succès presque inespéré. « Si on nous avait dit avant le match qu’on gagnerait 4-0, on aurait signé des deux mains », a même avoué l’entraîneur marseillais.

Un score qui a enflammé les plus de 55.000 supporteurs présents jeudi soir, et notamment le virage sud plein à craquer. Mais pas Jean-Louis Gasset : « J’ai dit à mes joueurs que je les félicitais du match qu’on venait de faire, mais que dans trois jours il y a un match de championnat. On a pris une option, il y a un match retour qu’il faut gérer. On a vu des renversements, je suis bien placé pour savoir que 4-0 ne suffit pas. On garde les pieds sur terre, il faut penser à là où on était il y a quinze jours et ne surtout pas s’enflammer ». Les pieds sur terre pour les Marseillais, face à un Marcelino déjà un genou à terre.