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PSG - Arsenal : « Coup de boule, coup de pied, tout est permis »… Et si les corners des Gunners étaient juste du catch ?
Par-dessus le troisième poteau•Lors de la finale de la Ligue des champions, ce samedi, les Parisiens devront se méfier des corners des GunnersAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- Le Paris Saint-Germain affronte Arsenal, ce samedi à Budapest, en finale de la Ligue des champions.
- Les tout nouveaux champions d’Angleterre pourront s’appuyer sur leur arme favorite pour mettre en danger les Parisiens : les corners. En Championnat, ils ont marqué 19 buts sur cette phase arrêtée.
- Dans les surfaces de réparation, la bataille pour prendre l’avantage s’apparente souvent à des phases de catch.
Avouez, ça aurait eu de la gueule. A la bagarre pour le titre de champion d’Angleterre, Arsenal a failli tout perdre dans le temps additionnel à West Ham, le 10 mai dernier, sur son propre domaine de prédilection : les corners. L’élève Ducobu de Premier League avait appliqué la même recette que l’expert de la maison mère : un coup de pied de coin bien tiré, du monde à outrance autour du gardien pour gêner sa sortie, un second ballon bien négocié pour inscrire le but de l’égalisation.
Heureusement pour les Gunners, la VAR est passée par là et a jugé l’intervention sur David Raya (un maillot tiré, un bras à hauteur de gorge) illégale. But refusé, victoire d’Arsenal, un titre qui se rapproche et une certitude : personne ne pourra égaler le maître en la matière. Depuis le début de la saison, Arsenal a inscrit 19 buts à la suite de corners en championnat. Une stratégie payante menée par le Français Nicolas Jover, qui transforme parfois la surface de réparation en ring de catch.
Bron Breakker en terreur des surfaces
Le but refusé à West Ham a fait rire jaune pas mal de supporteurs outre-Manche. Les bougons n’ont cessé de répéter que les Gunners utilisaient les mêmes méthodes de brutes sur corner, mais que jamais, ô grand jamais, aucun coup de sifflet n’avait été entendu quand il s’agissait de punir les catcheurs de Mikel Arteta. « Le parallèle entre le foot et le catch a souvent été utilisé, sans parler forcément d’Arsenal, que ce soit avec des tacles à la gorge, ou des prises qui ressemblent à des « spears », la prise fétiche de Bron Breakker », fait le parallèle Christophe Agius, voix historique du catch en France depuis plus de vingt-cinq ans.
Ajoutez à ça, les RKO, prises au niveau de la tête ou on emmène l’adversaire à terre, ou le cou de la corde à linge (un peu ce dont a été victime David Raya face à West Ham), et vous avez une panoplie du parfait petit catcheur dans une surface de réparation. « Je ne pense pas que les footballeurs s’en inspirent, mais sans s’en rendre compte ou le vouloir, il arrive que, quand l’arbitre regarde d’un côté, qu’on se lâche plus facilement et qu’on essaie d’envoyer le mec au sol », reprend Agius.
Un coup dans les parties
Alors, quels seraient les conseils de Christophe Agius pour les prochaines prises à utiliser pour les joueurs d’Arsenal sur les corners : « J’ai travaillé pendant vingt-cinq ans avec Philippe Chereau et quand on a débuté, il a été choqué par un coup en particulier que j’ai renommé à son nom, le Chereau shot, tout simplement, un coup dans les parties. Et ça marcherait bien à mon avis, parce qu’il suffirait de se mettre à genoux, faire semblant de relacer ses chaussures et puis faire une sorte de service à la cuillère au volley pour viser les parties. »
Autre technique, sûrement un peu moins appréciée par les arbitres, arriver avec une chaise en métal sous le maillot pour des coups dans le dos ou dans l’abdomen, préconise Christophe Agius, pas forcément trop porté sur le ballon rond. Mais, attention, une différence notable entre la WWE et la Ligue des champions : pas de VAR, la vidéo ne peut pas contredire l’arbitre.
« Ils ont pris cette facilité-là de dire que si l’arbitre a désigné un vainqueur, en général, même si la vidéo montre qu’il y a eu triche ou autre, c’est trop tard, ajoute notre expert. Il fallait qu’il le voie en direct. Dans le catch, tout est permis : coup de boule, coup de pied, coup de genou, coup de chaise, tout passe. » Seulement, les bad guys n’entrent pas forcément dans le cœur des supporteurs, un peu comme ce boring Arsenal, qui n’enchante pas la planète.
« Quand on joue salement, on n’est pas très apprécié du public, assure Christophe Agius. Ça, c’est toute l’histoire du catch, c’est très manichéen : il y a le gentil, il y a le méchant. Parfois, il y a des zones d’ombre avec des gars qui font des choses méchantes, mais qui plaisent quand même au public parce qu’ils ont ce côté badass. » On cherche encore le côté badass de Declan Rice et Bukayo Saka. Non, définitivement, les gentils parisiens ne peuvent pas perdre cette finale. Il faudra juste accepter de prendre quelques coups fourbes sur corner.



















