Bayern - Real Madrid : « Ce sera tout ou rien », Mbappé et les Madrilènes face à la perspective du grand vide
pression•Le Real joue sa dernière carte mercredi soir à Munich pour éviter le fiasco d’une deuxième saison blanche d’affiléeN.C.
A quelques heures du coup d’envoi du quart de finale retour de la Ligue des champions entre le Bayern Munich et le Real Madrid, la saison des Merengue ne tient plus qu’à un fil. Déjà bien usé par les six défaites en Liga synonymes de titre abandonné au Barça et par l’humiliante élimination contre le club de 2e division d’Albacete en Coupe du Roi, ce dernier est sur le point de lâcher pour de bon.
Les incantations d’Arbeloa
« Vu notre situation, ce match est une finale, a lâché Jude Bellingham en conférence de presse mardi. Ce sera tout ou rien. » L’Anglais a raison de poser le décor ainsi. Battu à l’aller au Bernabeu par une équipe au projet de jeu bien plus abouti que le sien (1-2), le Real se trouve face à un défi immense, sans doute trop au vu de ses forces et surtout de ses faiblesses cette saison.
Même si on connaît la bête et son historique en matière de renversements de situation épiques, les incantations de l’entraîneur Alvaro Arbeloa servies mardi sur le refrain « on est le Real Madrid, le club aux 15 Ligues des champions » semblent bien illusoires. Le Bayern est une machine à broyer, quand la Maison Blanche ne fait que toussoter.
Le projet lancé autour de Kylian Mbappé à l’été 2024 tarde à décoller. La menace d’une deuxième saison de suite sans titre majeur pour le géant espagnol avec la star des Bleus à sa tête est bien réelle, et personne ne sera épargné jeudi si le miracle n’arrivait pas. Pour mesurer l’ampleur de la cata, il faut avoir en tête qu’une telle disette n’est pas arrivée au Real depuis 2005-2006. Bellingham a bien conscience du précipice :
« Pour nous, chaque défaite en Ligue des champions ressemble à un désastre. Nous ne pouvons pas nous cacher. Nous voulons rester en lice et aller gagner cette Ligue des champions. Jouer pour gagner un titre en fin de saison, pas seulement voir les matchs passer. »
L’association du milieu de terrain anglais avec Mbappé et Vinicius restera quoi qu’il arrive au cœur des débats. L’ancien du Borussia admet un certain manque de fluidité, « car ce sont des joueurs qui, naturellement, préfèrent tous les deux recevoir le ballon sur le côté gauche, donc ça peut être difficile lorsque l’on se retrouve tous les trois du même côté ». Mais il veut garder « confiance » en ses deux coéquipiers.
Totue l'actu de la Ligue des championsPas le choix, de toute façon. Ce sont eux qui doivent montrer le chemin à l’Allianz Arena, si jamais il existe. L’heure est à sauver ce qui peut l’être, les questions sur l’avenir viendront ensuite. Il y a 20 ans, les deux saisons blanches d’affilée avaient abouti à la démission du président Florentino Perez, actant l’échec de son projet des Galactiques.



















