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« Etre meilleur, c’est sur le terrain », le PSG remet le Barça à sa place

Barça - PSG : « C’est sur le terrain que tu dois parler », le PSG a remis le Barça à sa place et c’est assez réjouissant

footballEn s’imposant à Montjuic mercredi, les Parisiens ont montré leur supériorité aux Barcelonais, même avec de très nombreux absents
Ligue des champions : Barça- PSG le brief-débrief
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Le PSG a battu le FC Barcelone chez lui, mercredi soir, malgré les absences de Dembélé, Doué, Kvaratskhelia, Joao Neves et Marquinhos, lors de la 2e journée de la Ligue des champions.
  • Une victoire qui remet les Barcelonais à leur place, eux qui semblaient penser que Paris n’aurait pas été champion d’Europe si ça avait eux en face en finale la saison passée.
  • Plus globalement, cette victoire constitue une nouvelle marque dans la domination grandissante du PSG sur le FC Barcelone ces dernières années, tant sur le terrain qu’en coulisses.

De notre envoyé spécial à Barcelone,

On en connaît qui auraient mieux fait de se taire. Prenez Pedri, à tout hasard. Le milieu barcelonais s’était permis de déclarer mardi que le PSG était certes « l’une des meilleures équipes du monde », mais que le Barça était « la meilleure ». Lamine Yamal avait lui posté une story d’une arrogance dont il commence à se faire spécialiste, avant de la supprimer. Enfin une décision avisée. De manière générale, les Barcelonais semblaient penser que Paris n’aurait pas été champion d’Europe si ça avait eux en face en finale. Tout ça pour quoi ? Pour rentrer chez eux avec une défaite dans les dents contre une moitié de PSG. Qu’est-ce qu’on rigole.

Gonçalo Ramos, auteur du but de la gagne à la 90e minute, ne s’est pas gêné, en zone mixte, pour remettre tout ce petit monde à sa place. Le français du numéro 9 parisien est encore hésitant, mais ça ne l’a pas empêché de faire passer un message clair : « On est les champions d’Europe, c’est tout. Si tu veux être le meilleur, tu dois le montrer sur le terrain. Pas parler. » Allez hop, ça retourne manger des patatas bravas à la casa.

Achraf Hakimi et Fabian Ruiz devant les supporters parisiens à la fin de la rencontre.
Achraf Hakimi et Fabian Ruiz devant les supporters parisiens à la fin de la rencontre.  - Siu Wu/DPA/SIPA

Les Portugais étaient visiblement en forme, puisque quelques minutes plus tard, Vitinha en a remis une couche. « On n’en a rien à foutre de ça, nous, a balayé le petit milieu de terrain. On ne veut que jouer le match, et on l’a gagné. » Comme d’habitude ici, serait-on tenté de dire. Car le PSG est devenu mercredi soir la première équipe à battre le Barça trois fois d’affilée chez lui, après ses deux victoires 4-1 en 2021 et 4-1 en 2024.

Voilà qui ne va pas calmer l’animosité galopante des supporters culés envers l’équipe parisienne, dont on a été personnellement témoin durant toute la montée depuis la plaça Espana vers le stade Olympique de Montjuic avant la rencontre. Un chant lui est désormais dédié, et même pour ceux qui ne comprennent pas trop l’espagnol, le mot « puta » revient assez souvent pour qu’on saisisse le sens général.

Paris marque son territoire

Petit à petit, le PSG est en train de marquer son territoire en Catalogne. Depuis la fameuse remontada de 2017, les Parisiens ont gagné sur tous les terrains, en ajoutant aux deux qualifications en phase finale les signatures des icônes Neymar, et surtout Messi.

En coulisses aussi, les deux boards étaient entrés dans une guerre froide, avec en point d’orgue le lapin posé par Nasser Al-Khelaïfi à son homologue Joan Laporta lors du traditionnel dîner d’avant-match, en 2024, comme l’avait raconté le journal Sport. Les relations se sont réchauffées depuis, et la presse espagnole rapporte une volonté de Laporta de réintégrer l’ECA (Association européenne des clubs), présidée par Nasser, après l’avoir quittée en 2021 au moment de l’épisode Super Ligue. Là aussi une victoire symbolique pour le boss parisien.

« Encore loin du niveau du PSG »

Mercredi soir, la presse catalane reconnaissait la supériorité actuelle du PSG, « un champion majuscule qui a montré tout ce qu’il reste à apprendre et à travailler pour le Barça », comme l’écrit le Mundo Deportivo. C’est également l’avis du toujours élégant Hansi Flick. « Nous sommes encore loin du niveau du PSG. Ils ont une philosophie extraordinaire avec de jeunes joueurs, beaucoup de mouvement et de vitesse. Ils savent utiliser les espaces, jouer les un contre un. Du bord terrain on sent cette supériorité. Paris mérite sa victoire. » Bel hommage.

Luis Enrique, de son côté, savoure « une victoire importante ». Parce que mieux que personne, l’ancien joueur et entraîneur des Blaugrana sait qu’affronter cette équipe est « toujours compliqué ». Sous pression en début de rencontre, ses joueurs ont su hausser le niveau, avant d’étaler leur maîtrise collective en seconde période.

« Nous avons fait une deuxième mi-temps de très très haut niveau. On est content de ce qu’on a montré, c’est important pour la confiance », a souligné le coach parisien. Et pour prouver à ceux qui en douteraient encore, en Catalogne ou ailleurs, que cette équipe est un beau champion d’Europe en titre.