OM - Ajax Amsterdam : « Match incroyable » et grande régalade, avec le « De Zerbi Ball », Marseille a frôlé la perfection
Chi Siamo ?•L’Olympique de Marseille s’est imposé nettement face à l’Ajax Amsterdam (4-0), ce mardiAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- L’OM a écrasé l’Ajax Amsterdam 4-0 au Vélodrome lors de son match de Ligue des champions, avec notamment un doublé d’Igor Paixao.
- Roberto De Zerbi s’est montré très satisfait de la performance de son équipe : « Nous avons joué un match incroyable, l’équipe a été extraordinaire. On a exploité tout le terrain, en profondeur, la verticalité. On a presque atteint la perfection sur les quarante-cinq premières minutes ».
- Pierre-Emerick Aubameyang a brillé dans un nouveau rôle plus complet incluant pressing et distribution, contribuant avec une passe décisive et un but.
Johan Cruyff doit se retourner dans sa tombe. Et, avec lui, toutes les légendes qui ont fait de l’Ajax Amsterdam l’un des plus grands clubs européens. Ce mardi, au Vélodrome, les Néerlandais étaient loin, très loin, de leurs ancêtres. Et dans l’ambiance incandescente du Vélodrome, avec une banderole « Fck Ajax » dépliée dans le virage sud à l’entrée des joueurs, les hommes de John Heitinga se sont complètement liquéfiés.
En douze minutes, les Ajacides étaient déjà menés de deux buts. Deux réalisations du Brésilien Igor Paixao, ses premières avec l’OM cette saison, lui qui est arrivé en provenance du grand rival de l’Ajax, le Feyenoord Rotterdam. Deux buts, dont le premier, véritable œuvre d’art collective et symbole du Roberto « De Zerbi Ball », parti quasiment de la surface de réparation de Geronimo Rulli.
« L’équipe a été extraordinaire », selon De Zerbi
Une longue phase de possession, la première de la rencontre pour les Olympiens, la défense phocéenne qui recule, le ballon qui arrive sur Nayef Aguerd devant sa surface de réparation et là, un coup de génie : un missile sol-sol de 40 mètres pour Pierre-Emerick Aubameyang au niveau de la ligne médiane que l’avant-centre de l’OM dévie subtilement pour lancer Paixao qui, après une longue course, ouvre son compteur avec son nouveau club.
« Nous avons joué un match incroyable, l’équipe a été extraordinaire, s’est réjoui Roberto De Zerbi au micro de Canal+ après la rencontre. On a exploité tout le terrain, en profondeur, la verticalité. On a presque atteint la perfection sur les quarante-cinq premières minutes. » Car, dans la foulée de son ouverture du score, Paixao a profité d’un gros pressing d’Arthur Vermeeren pour envoyer une grosse frappe de plus de 25 mètres.
Le pressing a aussi été déterminant sur le troisième but où les Néerlandais, totalement perdus sur le terrain, ont laissé le ballon à Aubameyang, qui n’a eu qu’à lancer victorieusement Greenwood. « J’ai cherché à être agressif, a commenté De Zerbi en conférence de presse. J’ai dit aux joueurs de ne pas perdre la patience dans le pressing car, en cas de perte de balle, on aurait l’occasion de marquer. »
Aubameyang, nouveau rôle pour nouvelle vie
Paixao, Vermeeren, mais aussi Nadir et O’Riley au milieu, tous les choix de l’entraîneur italien se sont révélés payants pour cette première en Ligue des champions au Vélodrome, où huit recrues estivales étaient alignées dans le onze de départ. « Tous les joueurs serviront au cours de la saison. On ne doit pas avoir peur d’utiliser tout l’effectif », a justifié l’ancien coach de Brighton.
Qui n’a pas eu besoin de beaucoup d’explications pour justifier la titularisation de Pierre-Emerick Aubameyang, tant le gaillard le lui rend bien. A 36 ans, l’ancien des Verts a été l’autre grand bonhomme de la soirée avec une passe décisive et un but au bout d’un contre merveilleux avec à la baguette Vermeeren et Paixao, encore eux.
Aubameyang avait quitté le Vélodrome en 2024 dans un rôle de dragster, à prendre la profondeur à longueur de temps. Il l’a retrouvé cette année dans un tout nouveau rôle : pressing, décrochage pour aller chercher le ballon très bas, distributeur… Avec sa nouvelle coupe de cheveux, Aubame a tout fait à la défense de l’Ajax. « Il faut savoir s’adapter, l’équipe en a besoin, a commenté Spiderman sur Canal+. C’est pour ça que je suis revenu, ce sont des émotions qu’il faut vivre. La vie est belle, c’était un super match, c’était important de bien démarrer à domicile. »
Avec ce succès, son premier en C1, Roberto De Zerbi est le premier entraîneur de l’OM à s’imposer au Vélodrome avec du public en Ligue des champions depuis 2012. Il a aussi permis à l’OM de remporter son plus large succès en C1 depuis 2010 et un large succès 7-0 face aux Slovaques de Zilina. Il n’y a plus qu’à effacer une dernière stat remontant à 1993 et Roberto De Zerbi aura tout gagné.


















