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En deux coups de canon, le PSG enterre les Gunners et rejoint l’Inter

PSG - Arsenal : Deux coups de canon pour enterrer les Gunners et rejoindre l’Inter en finale de Ligue des champions

Ligue des championsLe Paris Saint-Germain a battu Arsenal (2-1) en demi-finale retour de Ligue des champions. Les hommes de Luis Enrique rejoignent l’Inter Milan en finale
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Le PSG a battu Arsenal au Parc des Princes en demi-finale retour de Ligue des champions (2-1) dans une ambiance électrique, et après un début de match difficile. Les Parisiens sont qualifiés pour la finale de Ligue des champions
  • Malgré quelques moments de doute, le PSG s’est imposé grâce aux buts de Fabian Ruiz et Achraf Hakimi, contrant la force d’Arsenal sur les coups de pied arrêtés et profitant des espaces laissés par les Anglais.
  • Le PSG affrontera l’Inter Milan à Munich, un lieu historiquement propice aux premiers vainqueurs de la compétition.

Au Parc des Princes,

C’est avec le soutien d’une ville entière, « tout l’amour de Paris » pour reprendre le slogan choisi par le club pour l’occasion, des supporters en feu, tifos majestueux, fumigènes et mêmes mortiers à l’appui, ainsi que Pedro Winter aux platines pour signer la bande-son de l’avant-match, que le PSG s’est adonné à un numéro d’intimidation comme rarement on en a vu au Parc des Princes avant le coup d'envoi.

L’intention est bonne - tétaniser l'adversaire - mais l’effet inverse. Arsenal s’est nourri de l’électricité ambiante pour foutre une pression monstre sur le but de Gianluigi Donnarumma, qui sur son 62e arrêt du match au bout de sept minutes de jeu a rejoué le coup de la frayeur d’Anfield en allongeant l’armoire à glace qui lui sert de corps de son long sur la pelouse encore bien fraiche. Il s’en relèvera, comme toute l’équipe de ce début de match catastrophique.

Fabian Ruiz, profession : artificier

Si le PSG a respecté une devise lors de sa demi-finale retour de Ligue des champions contre les Gunners, c’est celui de la ville, Fluctuat Nec Mergitur, « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas ». Une fois la mer devenue plus calme, les habituels visages offensifs ont fini par émerger, à l’exception d’Ousmane Dembélé, laissé sur le banc par Luis Enrique. Bradley Barcola et Désiré Doué se sont emmêlé les pinceaux devant Raya, Khvicha Kvaratskhelia écrasait le poteau opposé du gardien espagnol, le tout formant une contre-attaque proportionnelle à la tempête londonienne du début de rencontre.

Ironiquement, la lumière parisienne viendra d’une séquence sur coup de pied arrêté, présenté comme la grande force des Gunners avant la double-confrontation, et surtout le talon d’Achille du PSG. D’un coup de pied lourd comme l’Histoire, Fabian Ruiz confirmait sa grande forme et délivrait un Parc jusqu’ici en apnée devant les relances hasardeuses de Nuno Mendes et la fébrilité inhabituelle de Vitinha. 1-0, 1-0, parfaite symétrie (provisoire) et reflet inversé de la décevante demi-finale de l’année précédente perdue sans panache contre un Borussia Dortmund pourtant plus faible que cet Arsenal.

En plus de satisfaire notre obsession géométrique, le but de Ruiz a apporté sérénité et profondeur, les Anglais étant dans l’obligation de monter le curseur offensif d’un cran. Bradley Barcola et Achraf Hakimi ont ainsi pu renouer avec leur nature d’avaleurs d’espaces, et le Marocain a vite fait d’obtenir un penalty – raté par Vitinha dont ce n’était définitivement pas la soirée – avant de faire le break pour le PSG d’une frappe limpide. « Vous voyez un coup de canon ? Moi j’en vois deux ! »

Le PSG sur les traces de l’OM à Munich

Le doute n’était plus permis, mais cette équipe étant ce qu’elle est, elle ne pouvait baisser le rideau de la soirée sans jouer le thème favori de ses matchs retours, celui de la peur. A un quart d’heure du temps réglementaire, Bukayo Saka profitera d’une cascade d’erreurs en série de la défense parisienne, allant de Marquinhos à Donnarumma en passant par l’entrant Lucas Hernandez, pour réduire le score. Suffisant pour raviver une lueur d’espoir que l’on aurait osé qualifier d’insignifiante s’il n’existait pas de passif parisien en matière de caca-culotte, ni d’exemples de remontées invraisemblables parmi les récentes joutes européennes (n’est-ce pas, Lyon ?). Mais à l’exception d’un raté du même Saka dans la foulée, Paris a finalement connu une fin de match confortable.

Voilà le PSG en finale de Ligue des champions, la première de son histoire dans le format classique, contre l’Inter Milan. Le match aura lieu à Munich. L’endroit parlera aux rivaux marseillais ainsi qu’aux primo vainqueurs de la Ligue des champions. Les quatre finales de l’histoire en Bavière ont systématiquement accouché d’un lauréat inédit. A bon entendeur.