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Real Sociedad-PSG : Retard à rattraper, série infernale, blessés… mais promis, les Basques y croient encore (un peu)
Football•A la veille du huitième de finale retour de Ligue des champions entre la Real Sociedad et le PSG, Imanol Alguacil et étaient présents en conférence de presseAntoine Huot de Saint Albin
A Saint-Sébastien,
On s’attendait à voir du bleu partout à Saint-Sébastien. Pas dans le ciel, évidemment, on connaît le Pays basque. A peine avez-vous le temps de sourire en voyant des rayons de soleil qu’un déluge s’abat sur votre tête et il ne vous reste alors que vos jambes pour vite vous mettre à l’abri. Non, en se baladant dans les rues de la capitale du Guipuscoa, on imaginait voir la ville aux couleurs de la Real Sociedad, des maillots partout et une petite hystérie à la veille de recevoir le PSG en huitième de finale retour de Ligue des champions.
Hormis quelques rares étendards accrochés aux balcons et un ou deux blousons aux couleurs des Txuri Urdin, rien, dans les rues. Même dans la boutique du club, en plein centre-ville, on pouvait entendre une mouche voler, ou presque. « C’est vrai que c’est assez calme aujourd’hui, mais ça ira mieux demain », reconnaissait une employée du club, qui a lancé une écharpe spéciale pour le duel face aux Parisiens. Il faut dire que l’état de forme des Basques n’inspire pas à l’optimisme.
Redonner espoir aux supporteurs
« Moi, je n’y crois pas. Franchement, ça va être compliqué, on part avec deux buts de retard et on est sur une série catastrophique, on ne gagne plus un match », regrettait, déjà dépité, Angel, patron du restaurant Ibaia, à quelques encâblures de la Reale Arena. Même Takefusa Kubo, le virevoltant ailier japonais de la Real reconnaissait, en conférence de presse ce lundi, que le pessimisme ambiant chez les supporteurs pouvait se comprendre :
« Penser [qu’on ne passera pas], c’est gratuit. Après, ils voient qu’on prend 2-0 alors qu’on fait un bon match là-bas. Pour passer, il faudra faire un très bon match. S’ils viennent au stade, c’est pour nous encourager, ils doivent avoir confiance en nous, parce qu’on va tout faire pour se qualifier. On veut transmettre au public notre envie de gagner ce match. Ça sera une belle histoire. » »
Dans la foulée du Japonais, Imanol Alguacil, l’entraîneur de la Real Sociedad, a assuré qu’il était persuadé pouvoir créer l’exploit, et ce malgré la dynamique plus que négative dans laquelle est plongée son équipe, avec une seule victoire en 2024 et une élimination en demi-finale de la Copa del Rey face à l’ogre majorquin, à domicile qui plus est.
La première heure à Paris, un modèle à suivre
« Ce que je vais demander aux joueurs : personnalité, identité et que nous puissions faire ce qu’on a fait lors de la première heure à Paris, prendre la force de nos supporteurs et pourquoi pas rêver, a indiqué le Basque. De notre part, nous voulons tout donner, et j’espère que les supporteurs nous accueillerons bien, à l’extérieur et à l’intérieur du stade. nous voulons nous qualifier, et même si c’est difficile, il faut jouer, nous avons hâte. »
Pour Imanol Alguacil, si ses joueurs reproduisent la première heure de jeu disputée au Parc de Princes (jusqu’au but de Kylian Mbappé), ils toucheront de près au but : « On est capable de renverser le match. Les joueurs le savent, et je ne dis pas ça comme ça, mais parce qu’on a démontré qu’on pouvait le faire. Si les détails qui sont tombés en leur faveur à l’aller sont cette fois avec nous, avec notre public, pfiouuu. »
« On pense à se qualifier »
Surtout que la Real Sociedad va pouvoir compter sur le retour de blessure de l’un de ses princes, Ander Barrenetxea. S’il n’a que deux entraînements dans les jambes, l’ailier formé au club est une source d’espoir, comme la probable titularisation de Mikel Oyarzabal à la pointe de l’attaque. Même si les Donostiarras ont encore une tripotée de blessés (Aihen, Carlos Fernández, Elustondo, Odriozola et Zakharyan), ces deux joueurs pourraient faire monter l’ambiance de la Reale Arena d’un coup.
Et tant pis pour les grincheux qui ne veulent pas croire à une remontada à la sauce basque : « Ils ne comprennent rien au foot : pas qu’en C1, mais aussi en Liga, à la Coupe du monde, il y a eu des suprises, avec des différences entre deux équipes plus fortes qu’ici. C’est compliqué, c’est le PSG, un candidat à la finale, mais nous, on pense à gagner le match et être en quart de finale de la Ligue des champions. » Et, alors, la cité reprendra des couleurs.


















