Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le PSG passe à côté de son début de saison mais ne se fait pas de mouron

PSG - Monaco : Paris se prend les pieds dans le tapis mais ne s'en inquiète pas plus que ça

TUTTO VA BENEMalgré un début de saison compliqué avec aucune victoire au compteur en trois matchs, le PSG, dominateur contre Monaco, affiche un visage plutôt intéressant
Ligue 1: Le brief-débrief de PSG-Monaco (1-2)
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Le PSG s’est incliné (2-1) à domicile face à Monaco, vendredi soir, après avoir ouvert le score par Marquinhos, concédant sa première défaite de la saison et réalisant son pire départ en championnat depuis dix-neuf ans avec seulement deux points en trois matchs.
  • Malgré une large domination, Paris a manqué d’efficacité offensive et a encaissé six buts en trois matchs de Ligue 1, tandis que Monaco a profité d’un grand Hradecky dans les buts et d’un peu de réussite pour l’emporter.
  • Luis Enrique reste philosophe en déclarant que son équipe méritait la victoire mais que « le football est parfois inexplicable et il faut l’accepter », soulignant les aspects positifs et la bonne condition physique de son équipe malgré une préparation tardive.

Au Parc des Princes,

Grand seigneur, le PSG semble avoir décidé de laisser (bien malgré lui) un peu d’avance à ses adversaires pour la course au titre et offrir ainsi un léger suspense bienvenu à une époque où la Ligue 1 doit séduire les diffuseurs, en vue d’une prochaine remise en vente des droits TV pour la période 2029-2032.

Battu par Monaco après avoir pourtant ouvert le score en première période grâce à un but à l’arrache de Marquinhos, de la poitrine, à la réception d’un centre puissant de Kvara, Paris a de nouveau encaissé deux buts, comme à Rennes et à Lille, et ça commence à faire beaucoup pour les doubles champions d’Europe en titre.

Marquinhos, meilleur buteur parisien cette saison

On pensait pourtant que Paris avait fait le plus dur et, au stade, le public aussi tablait plus sur un but du break de leurs joueurs au retour des vestiaires que sur une égalisation monégasque. On ne fut pas loin d’avoir raison mais la barre transversale de Hradecky, brillant vendredi soir dans le but monégasque, en décida autrement, privant Maghnes Akliouche de son premier but sous ses nouvelles couleurs.

Un coup du sort qui permit aux hommes de Filipe Luis de continuer à y croire, eux qui furent récompensés dans la foulée par un but égalisateur signé Nazinho, de la tête, à la réception d’un centre en cloche de Coulibaly. Sans forcément sembler abattu par ce but contre le cours du jeu, les hommes de Luis Enrique ont eu beau multiplier les tentatives, ce sont les Monégasques qui ont surpris tout le monde en doublant la mise à vingt minutes du terme grâce à un bel enchaînement d’Idumbo devant Marquinhos et Safonov.

Entré en jeu pour faire la différence devant, le trio Dembélé-Ferran Torres-Godts a eu plusieurs fois l’occasion de revenir au score, mais le champion du monde espagnol a vu son but égalisateur refusé pour un hors-jeu de Dembouz, passeur, au départ de l’action. L’unique buteur parisien en finale de la dernière Ligue des champions contre Arsenal a ensuite joué de malchance, voyant ses deux magnifiques frappes enroulées frôler la lucarne de Hradecky, d’abord, avant que celui-ci ne sorte la parade de la soirée, à la 95e minute, sur une tentative que tout le Parc voyait au fond.

« Je suis content de ce que j’ai vu »

A l’arrivée, sans que le public ne montre une quelconque aigreur à l’égard de ses joueurs, les Parisiens concèdent leur première défaite de la saison, eux qui n’ont toujours pas gagné le moindre match en championnat cette saison. Avec deux points glanés en trois matchs, le PSG réalise le pire départ depuis dix-neuf ans et c’est dans les bas-fonds du classement qu’il entame donc cet exercice 2026-2027, sans que cela n’ait quoi que ce soit de particulièrement préoccupant.

Car, s’ils encaissent trop de buts (six en trois matchs de L1), les Rouges et Bleus ont malgré tout largement dominé cette rencontre (69 % de possession, 23 frappes, 20 occasions et 2,5 XG) et affiché un niveau physique plus que rassurant au regard de leur préparation tardive. En conférence de presse, Luis Enrique se montrait philosophe, expliquant que son équipe méritait la victoire mais que « le football est parfois inexplicable et il faut l’accepter ».

« Je suis content de ce que j’ai vu. C’est clair que c’est le début de la saison et qu’on n’est pas à notre niveau mais j’ai vu beaucoup de choses positives. Je veux souligner la mentalité des joueurs. On est là, ce sera un championnat passionnant. On n’a pas de chance en ce moment mais il faut se préparer pour l’avenir », a-t-il poursuivi, sûr que ce début de saison en mode diesel n’aura aucune conséquence fâcheuse pour la suite du programme.

L’accès à ce contenu X (Twitter) a été bloqué afin de respecter vos choix de consentement

En cliquant sur "Accepter les cookies", vous consentez au dépôt de cookies par X (Twitter) et pourrez ainsi accéder à ce contenu interactif.

Vous pouvez, à tout moment, modifier vos choix cookies ou retirer votre consentement en bas de nos pages.

En savoir plus sur notre politique de cookies et sur la politique de confidentialité de ce partenaire.

Un état d’esprit partagé en zone mixte par João Neves : « On a déjà connu ça lors de mes deux premières années, avec des débuts de saison compliqués mais a la fin on a tout gagné. A nous de nous améliorer pour arriver à notre meilleure version. Mais je trouve qu'on a fait un bon match, on est tombé sur une belle équipe des Monaco avec un grand entraîneur, bravo à eux. Après, c’est vrai qu’on ne marque pas beaucoup de buts, mais ça aussi ça va venir. »

Du positif malgré tout

Sans un grand Hradecky et un brin de chance sur la barre fracassée par Akliouche, Monaco ne serait pas rentré en Principauté avec les trois points et, pour rester sur le mood positif des Parisiens vendredi soir, on a vu pas mal de choses intéressantes qui donnent envie de croire à des lendemains meilleurs dans la capitale.

Le match de Maghnes Akliouche en fait partie, tout comme les trente minutes de Mika Godts, très remuant sur son côté gauche après avoir remplacé Khvicha Kvaratskhelia. Autre point positif pour le PSG, et non des moindres, les hommes de Luis Enrique ont montré qu’ils avaient déjà de bonnes jambes malgré la préparation écourtée des internationaux revenus tardivement de vacances après la Coupe du monde.

Il n’y a donc pas péril en la demeure, loin de là, d’autant que Paris s’est quand même coltiné trois adversaires de haut niveau, tous européens cette saison, en autant de rencontres, et que ce Monaco version Filipe Luis est une équipe qui risque de poser pas mal de problèmes à tout le monde cette saison. Le premier match de Ligue des champions, « notre compétition préférée » dixit Joao Neves avec un petit sourire en coin, mercredi, à la maison face au Slovan Bratislava, sera l’occasion pour le Paris Saint-Germain d’enclencher une dynamique positive avant un déplacement à Brest qu’il faudra gagner à tout prix sous peine, cette fois-ci, de commencer à s’inquiéter.

Même si, au fond, personne ne doute que Paris sera champion neuf mois. Pas même Luis Enrique, qui voit dans ce « retard au classement une motivation incroyable pour les joueurs, le club, l’équipe. Si vous voulez parier sur qui va être champion, on va parier. Mais je ne dis rien (rires) ! »