Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Le petit miracle qu’il fallait à l’OM pour finir en boulet de canon ?

OM - OL : Le petit miracle qu’il fallait à l’OM pour finir en boulet de canon ?

Ligue 1Vainqueur renversant 3 à 2 de l’OL ce dimanche en Ligue 1, l’OM se relance dans la course au podium, revient à deux points de Lyon et repart de l’avant après quatre matchs sans victoire en championnat
Alexandre Vella

Alexandre Vella

L'essentiel

  • L’OM a battu l’OL (3-2) ce dimanche pour le compte de la 24e journée de Ligue 1.
  • La fin de match a été haletante, avec trois buts en quinze minutes, d’abord par Rémi Himbert qui a remis Lyon devant, avant qu’Aubameyang ne renverse l’Olympico d’un doublé.
  • Un « petit miracle » qui peut lancer la fin de saison de l’OM pour un happy end ?

Leur dernière victoire remontait à plus d’un mois, contre Lens, au Vélodrome déjà le 24 janvier dernier. Une piteuse élimination en Ligue des champions, une claque 5-0 contre le PSG, un changement de coach et de direction plus tard, l’OM a renoué avec les trois points en Ligue 1, en reversant 3-2 l'OL ce dimanche au stade Vélodrome grâce à un doublé en toute fin de match d’Aubameyang.

Un petit miracle pour les Marseillais qui jouaient le match de la peur. La peur de voir filer l’OL à 8 points et de faire ainsi presque une croix sur la 3e place, toujours occupée par Lyon, mais désormais à portée de fusil, deux points devant. La peur de voir s’envoler leur potentielle 4e place, synonyme de barrage pour accéder à la Ligue des champions, vitale économiquement, alors que Rennes et Lille étaient revenus à égalité de point.

Un hors-jeu à la brindille

Et c’est la donc la peur au ventre que l’OM a entamé cette rencontre avec en conséquence une caguade défensive, trop souvent vue cette année encore. On jouait la 3e minute de jeu et la défense marseillaise a laissé filer assez inexplicablement une balle plein axe aux 20 mètres jusqu’à Tolisso, seul, qui trompait Rulli facilement.

Lyon manquait de doubler la mise juste avant la mi-temps quand Roman Yaremchuk perdait son face-à-face contre Rulli, puis de nouveau au retour des vestiaires, quand Tolisso, bien servi encore par Endrick auteur d’un très bon match, pensait avoir tué le match avant d’être signalé hors-jeu pour une brindille.

Une situation qu’a préféré ne pas commenter Fonseca, évoquant sa suspension passée de neuf mois : « Je n’ai pas envie d’être ici, a lâché en conférence de presse d’après match le coach de l’OL. Parce que j’ai été sanctionné neuf mois sans pouvoir parler. Je ne veux pas parler ».

Tout à l’inverse, Habib Beye, qui après un nul et une défaite vient de connaître sa première victoire comme entraîneur de l’OM, a laissé éclater sa joie sur le bord du terrain, avant de revenir plus froidement au micro de Ligue 1 + : « On est cueillis à froid mais mes joueurs sont restés concentrés sur ce qu’ils avaient à faire. Le scénario est renversant, à l’image de ce que peut être l’OM ».

« Renversant », ce match l’a été pour les Marseillais, assurément et dans le bon sens ce soir, après avoir trop souvent lâché des points cette année en toute fin de match. Au point de renverser leur saison, lorsqu’après les fêtes l’OM pensait encore tenir le rythme infernal imprimé en tête de championnat par Lens et le PSG et une qualification en 8e de la Ligue des champions, avant de tout perdre en l’espace d’un mois et demi.

L’espoir d’un happy end

Ne reste donc plus qu’aux Marseillais l’espoir, ravivé ce soir, d’accrocher une 3e place. « Cela fait du bien à la tête de suivre le rythme, de rester au contact. Mais il faut réussir à enchaîner », a résumé Igor Paixão, entré en jeu à la mi-temps et auteur de l’égalisation à 1-1 d'une superbe frappe enroulée en lucarne à l’heure de jeu. C’est le Brésilien encore qui servait Aubameyang pour le 2-2, puis décalait Nwaneri, entrée en jeu à la 64e, qui donnait la balle victorieuse au Gabonais.

Un coaching gagnant de Beye qui vient bonifier cette victoire. Un « petit miracle » qui fait du bien aux têtes et au classement. Voilà de quoi lancer une fin de championnat dont il reste 12 matchs jouer. Et l’OM de rêver finir en boulet de canon, avec la réussite retrouvée ?

Une première réponse sera rapidement apportée ce mercredi, contre Toulouse en quart de finale d’une Coupe de France au tableau ouvert depuis l’élimination du PSG. Tout autre résultat qu’une victoire replongerait instantanément l’OM dans ses doutes, sa crise et la situation ou il était avant cet « Olympico ». Mais il y a un monde où cette saison a un happy end pour les Marseillais.