Euro 2024 : Pavard photographe et Giroud « déterminé » comme jamais… Le journal des Bleus
FOOTBALL•Tout ce qu’il faut savoir sur l’actualité de l’équipe de France à l’Euro 2024, avec le café et le croissantAymeric Le Gall
De notre envoyé spécial à Paderborn,
Cette fois-ci, c’est parti. Si l’actualité politique française risque de faire passer l’Euro 2024, qui a débuté vendredi par la peignée allemande face à l’Ecosse (5-1), au second plan, il reste des fondamentaux dans la vie dont on ne saurait se passer.
Parmi eux, le journal des Bleus, sorte de carnet de route de l’équipe de France en vadrouille, que nous vous livrons chaque matin pour accompagner le petit-déjeuner.
Pavard, coiffeur (et photographe) des Bleus
Habituellement du genre réservé et avare de mots lors des conférences de presse, Benjamin Pavard est apparu plutôt détendu vendredi face aux médias, depuis la Home Deluxe Arena de Paderborn. Alors que le défenseur de l’Inter est appelé à jouer les seconds rôles lors de ce championnat d’Europe, celui-ci semble prendre cela avec philosophie. Quitte à carrément faire dans le one-man-show quand on l’interroge sur son positionnement en équipe de France sur le côté droit de la défense, lui, le défenseur central attitré en club.
« Ah ok, Ça commence fort pour une première question ! Actuellement, je suis sur plutôt sur le côté gauche du banc, s’est-il marré. Ce sont les choix du coach, je m’adapte à ce qu’il me demande. On verra, en tout cas je suis prêt mentalement, physiquement. » Une décontraction matérialisée quelques minutes plus tard, appareil photo en main, pour shooter son pote Olivier Giroud et mettre le photographe de l’équipe de France au chômage. La reconversion de l’ancien Lillois est toute tracée.
Giroud pas là pour faire de la figuration
A 37 ans, l’âge pour être « le père de Warren Zaïre-Emery » comme l’a gentiment rappelé Mbappé dans une interview à Ouest-France, Olivier Giroud n’entend pas pour autant laisser sa part aux chiens cet été, même si lui aussi, comme Pavard, jouera les seconds rôles sur le front de l’attaque. « Dans quel sens vous me percevez moins combatif ? », a-t-il lancé à l’un de nos confrères de L’Equipe qui a eu le malheur de lui dire qu’il le trouvait plus relax qu’à l’accoutumée en conférence de presse.
« Evidemment que je préfère être sur le terrain, que je préfère commencer les matchs, je respecte le choix du coach mais quand je rentrerai sur le terrain, je ferai le maximum. Tu ne viens pas pour cirer le banc. Evidemment que je préfère être titulaire, mais ça ne change pas mon état d’esprit de compétiteur si le coach ne m’aligne pas d’entrée. Mais si je peux renverser la tendance pendant la compétition, je le ferai. Croyez-moi je suis loin d’être parti dans un état d’esprit plus cool, relax, dans un rôle secondaire. Je suis le même, déterminé. » Le message à DD est passé.
Saliba titulaire contre l’Autriche ?
Parti pour être la doublure de Dayot Upamecano en défense centrale, William Saliba devrait finalement avoir sa chance lundi prochain face à l’Autriche, pour l’entrée en lice des Bleus dans la compétition, aux côtés d’Ibrahima Konaté. Auteur d’une saison du feu de Dieu avec Arsenal, l’ancien Stéphanois profite à la fois de son rôle de leader chez les Gunners et de la méforme du Munichois, relégué sur le banc par Thomas Tuchel à Munich cette année. C’est là l’occasion rêvée pour lui de faire son trou et ne plus bouger du XI de départ, Deschamps étant du genre à maintenir sa confiance à ceux qui le lui ont bien rendu sur le terrain.
Le programme du jour
Après la conférence de presse du jour à 11h30 avec Théo Hernandez et Marcus Thuram, les Bleus s’entraîneront dans l’après-midi dans leur antre de Paderborn, là où 4.000 petits chanceux ont eu le plaisir de les voir à l’œuvre jeudi dernier.


















