A.H. avec AFP
À la base, c’était juste un mème créé sur les réseaux sociaux, qui n’avait uniquement comme but de divertir les foules. Depuis mardi, le montage de Kylian Mbappé en Mao Zedong et les commentaires du capitaine de l’équipe de France, dans un podcast publié il y a plusieurs semaines, qui a qualifié l’ancien dirigeant chinois de dictateur, en ont fait un problème géopolitique. Au point de voir la classe politique française réagir.
La secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier, a ainsi défendu mercredi le joueur du Real Madrid, qui a présenté rapidement ses excuses à la Chine. « Kylian Mbappé a eu entièrement raison de qualifier Mao Zedong de dictateur, a indiqué Marine Tondelier sur X. Les dizaines de millions de morts dont Mao est responsable et la nature totalitaire de son régime sont confirmés par tous les historiens. »
« Céder aux pressions un aveu de faiblesse »
« Dans une époque où les sciences sont remises en question chaque jour par les partisans de l’autoritarisme, ce n’est jamais inutile » de « rappeler » ces « faits établis », insiste la candidate à la présidentielle, pour qui « céder systématiquement aux pressions économiques de la Chine est un signe de faiblesse ». Une réaction qui contraste avec celles des élus de la France insoumise Mathilde Panot et Antoine Léaument mercredi.
« Je crois que Kylian Mbappé a fait un communiqué pour s’en excuser, dont acte », a sobrement réagi sur TF1 la cheffe de file des députés LFI à l’Assemblée, tout en indiquant que le sujet ne lui inspirait guère de commentaires. « Peut-être que cette polémique permet d’avoir un œil sur la Chine, qui est un grand pays […] souvent un peu méprisé par nos dirigeants », a expliqué de son côté le député Antoine Léaument sur Sud Radio.
Refusant de répondre à la question de savoir si Mao Zedong était un dictateur, l’élu insoumis a concédé que la Chine avait un régime « plutôt autoritaire ». « Mais pardon, la différence exactement avec la France, entre régimes autoritaires ? La France où on ne peut pas manifester, où il y a des manifestations qui sont interdites ? », a interrogé le député.