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Pause fraîcheur, caméra horrible… Le foot à l’américaine, c’est pas dingue

Brésil - France : Pause fraîcheur, réalisation atroce, mi-temps de vingt minutes… Le foot à l’américaine, c’est pas dingue

vous avez dit football ?Pour le premier match de sa tournée américaine, la France a battu le Brésil (2-1) jeudi à Foxborough, près de Boston
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

L'essentiel

  • Pour son premier match aux Etats-Unis, à un peu moins de trois mois de la Coupe du monde, la France a battu le Brésil (2-1), jeudi à Foxborough, dans la banlieue de Boston.
  • Une rencontre amicale où on a eu un petit aperçu de ce qu’on devrait voir durant le Mondial, avec des pauses fraîcheur qui coupent les matchs et une mi-temps beaucoup plus longue.
  • La réalisation de cette affiche de gala a été particulièrement critiquée.

Donald Trump et toute l’administration américaine ont sûrement la tête ailleurs en ce moment. Pas sûr que l’homme aux cheveux de paille se soit intéressé au match amical entre le Brésil et la France, remporté par les Bleus (1-2) jeudi au Gillette Stadium, à Foxborough, dans la banlieue de Boston. Une rencontre qui servait un peu de répétition générale à un peu moins de trois mois du début de la Coupe du monde.

Justement, ce qui est bien avec les répétitions générales, c’est que cela permet souvent de voir ce qui ne va pas et s’améliorer pour être fin prêt pour le grand jour. Et, de petites choses à améliorer, il y en a pas mal après avoir assisté à cette rencontre. Si tant est que les Américains et la Fifa souhaitent voir ces quelques aménagements.

Les pauses fraîcheurs, vraiment ?

Il y a quelques jours, Boston et sa banlieue étaient recouverts d’un joli manteau blanc. Jeudi après-midi (heure locale), la neige avait bien disparu et il faisait une température assez agréable (autour de 15 °C) au Gillette Stadium. Pourtant, cela n’a pas empêché l’arbitre d’arrêter deux fois le match au milieu de la première et de la seconde période, pour une « pause fraîcheur » que l’on reverra à tous les matchs cet été.

En effet, début décembre, la Fifa a indiqué que ces pauses hydratation seraient instituées au bout de 22 minutes à chaque période, sans condition. Des pauses de trois minutes pour, officiellement, protéger la santé des joueurs. Alors que les températures pourraient ne pas dépasser les 20 °C ou 25 °C au Mexique ou au Canada, ces arrêts rafraîchissement sont surtout une belle invention pour mettre encore plus de pub à la télé.

Mais pourquoi une mi-temps de vingt minutes ?

Didier Deschamps qui fait les cent pas sur le terrain et regarde le ciel, Kylian Mbappé qui tape la discute et rigole avec l’arbitre de la rencontre Guido Gonzales Junior, Adrien Rabiot et Mike Maignan qui font quelques ajustements, d’autres qui refont un petit échauffement… Pendant de longues minutes, les Bleus ont attendu le retour des Brésiliens sur la pelouse du Gillette Stadium après les citrons.

Entre le moment où les coéquipiers de Didier Deschamps sont revenus sur le terrain et le coup d’envoi de la seconde période, quasiment cinq minutes se sont écoulées. « C’est bien pour les diffuseurs d’avoir la page de pub, mais ça change le football d’avoir ces trois minutes, a commenté Didier Deschamps sur TF1. Le retour du vestiaire, on les a attendus. On sort d’une première période qui est bonne, très bonne, la remise en route a été un peu plus difficile. »

En effet, après une première période plus que timorée, les Brésiliens sont revenus en seconde période avec de belles intentions, à l’image de Luiz Henrique, entré à la place de Raphinha. Les Bleus ont complètement raté leur entame et ont vu Dayot Upamecano se faire expulser. Sans conséquence.

Une réalisation horrible

La plupart des rencontres de la Coupe du monde qui se tiennent aux Etats-Unis se dérouleront dans des stades de franchises NFL, avec des caméras spécialement installées pour le football américain où le jeu est souvent arrêté. Sauf que, pour le « vrai » football, dynamique, ce n’est pas l’idéal. Lors de Brésil-France, diffusé sur TF1, le plan large était atroce, comme si on était revenu trente ans en arrière, qu’on filmait un match amateur ou qu’on jouait aux vieux « Pro Evolution Soccer ».

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Une caméra centrale qui balaie donc tout le terrain, peu de plans serrés, un réalisateur largué qui préférait montrer des ralentis plutôt qu’une action chaude, aucune image d’un potentiel hors-jeu du Brésilien au moment où Dayot Upamecano se fait expulser… Il y a eu beaucoup de ratés lors de cette « répétition générale ». Mais cela ne devrait pas se reproduire pendant le Mondial selon Sacha Nokovitch, journaliste de L’Equipe spécialiste des médias.

« II s’agit d’un match amical non géré par la Fifa, a-t-il expliqué sur X. Pour le Mondial, le cahier des charges de la production-réalisation des rencontres est l’un des plus exigeants. » On nous le souhaite en tout cas.