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Les changements d’humeur de Trump compliquent l’organisation du Mondial 2026

Coupe du monde 2026 : Visas, déplacements de matchs… Trump fait tourner les organisateurs en bourrique

girouetteÀ 6 mois du Mondial 2026, les décisions et menaces de Donald Trump font planer une grande incertitude sur la tenue de la compétition. Immigration, sécurité, diplomatie : l’organisation doit composer avec un président pour le moins imprévisible
Coupe du monde de foot 2026 : des supporters privés de tournois ?
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

À l’approche de la Coupe du monde 2026, qui doit se tenir aux États-Unis, au Mexique et au Canada, l’organisation du tournoi vire au casse-tête diplomatique et logistique.

Alors que les États-Unis accueilleront l’immense majorité des rencontres (82 sur les 104 prévues), les décisions et changements d’humeurs imprévisibles de Donald Trump, telles que des restrictions de visas, des menaces de déplacer des matchs, et autres tensions frontalières, pèsent lourdement sur un événement censé être une fête mondiale du football. À six mois du coup d’envoi, les organisateurs font face à une accumulation d’incertitudes inédites dans l’histoire récente du Mondial.

Accueil des supporters

À quelques mois du coup d’envoi de la compétition, les États-Unis doivent composer avec un contexte explosif : celui d’une politique migratoire durcie. Donald Trump, qui a fait des expulsions massives la clé de voûte de son second mandat, a suspendu l’octroi de visas à 19 nationalités après une attaque à Washington, parmi lesquels Haïti et l’Iran, qui sont deux pays qualifiés.

Cette décision a déjà perturbé le tournoi, l’Iran ayant menacé de boycotter le tirage au sort avant de finalement revenir sur sa décision.

Un « pass FIFA » aux effets très limités

Pour rassurer les supporters, Donald Trump a annoncé la création d’un « pass FIFA », censé accélérer l’obtention de rendez-vous pour les demandes de visa. Mais la mesure est en fait surtout symbolique puisqu' « un billet n’est pas un visa », rappelle le secrétaire d’État Marco Rubio.

Aucun critère d’entrée ne sera assoupli, seules les demandes seront traitées plus vite. « La seule différence, c’est que nous mettons (les demandes) en haut de la pile », a redit Marco Rubio. De quoi laisser planer de sérieuses incertitudes sur l’accueil des centaines de milliers de visiteurs attendus.

Menace de déplacer des matchs

Le président américain ne se contente pas d’agiter la question des visas : il menace également de relocaliser certains matchs censés se dérouler dans des villes qu’il juge insuffisamment sûres, notamment Los Angeles, San Francisco ou Seattle. Le point commun de ces villes ? Elles sont toutes tenues par des démocrates. Pour la FIFA, un tel changement serait un casse-tête : billets vendus, hébergements réservés, contrats signés… Sans compter les obstacles juridiques et les tensions accrues avec les élus locaux, déjà irrités par le déploiement de la Garde nationale dans leurs villes.

En parallèle, les descentes musclées d’ICE, la politique de l’immigration, contre les sans papiers nourrissent une atmosphère anxiogène, particulièrement au sein des communautés latino. Certains redoutent que ces opérations se prolongent pendant le Mondial, voire s’intensifient, détournant l’événement de son esprit festif.

Notre dossier sur la Coupe du monde de football 2026

Tensions frontalières

Les voisins des États-Unis, aussi coorganisateurs de la compétition, n’échappent pas à la pression. Donald Trump a imposé de nouveaux droits de douane au Canada et au Mexique, menacé d’« annexer » le premier et évoqué des frappes contre des cartels au second.

Si ces coups de pression ne remettent pas en cause la tenue du tournoi, ils compliquent la coordination entre les trois pays hôtes. Le tirage au sort de vendredi sera en outre l’occasion d’une « brève rencontre » entre le Premier ministre canadien Mark Carney et Donald Trump, a annoncé le porte-parole du dirigeant canadien. De même, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a annoncé une rencontre à Washington avec ses homologues canadien et américain avant le début de la cérémonie.

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