« Je n’ai jamais été chiant à coacher », Cherki répond à ses détracteurs, même les plus mal intentionnés
Delit de sale gueule•Le Français a livré un match moyen contre l’Ukraine, mais les commentaires sur sa prestation ont parfois dépassé les limites de la bienséanceJ.L.
La lecture de son match face à l’Ukraine a rappelé que Rayan Cherki restait LE joueur clivant par excellence. Si d’aucuns ont remarqué que lors d’une première heure très pauvre, l’ancien lyonnais avait été le seul à amener du danger avant de débloquer la situation par une passe aveugle bien sentie pour Olise et le penalty qui s’en est suivi, la grande majorité est tombée à bras raccourcis sur le meneur de jeu des Bleus, certains avec plus de mauvaise foi que d’autres.
On pense notamment à Jérôme Rothen, désormais hater en chef de la cohorte d’observateurs depuis son studio de RMC, et auteur d’une sortie médiatique puante de haine à l’égard de Cherki, donc on peine à comprendre les ressorts. Interrogé sur Téléfoot, le joueur des Citizens lui a répondu indirectement dimanche : « J’ai essayé de créer des brèches, d’emmener le plus de danger possible. On sait que quand c’est des blocs bas, Rayan Cherki est beaucoup plus attendu que les autres. Tu me mets sur le terrain, j’essaie de faire ce que j’ai à faire. Parfois, cela peut être compliqué, comme pour tout le monde. Là, je suis content, mais je dois nettement mieux faire parce que je ne suis pas satisfait de moi ».
« On m’a souvent fait passer pour un joueur chiant à coacher »
Et le petit prodige de Tola-Vologe de dériver sur la mauvaise réputation qui l’escorte, selon lui largement infondée : « On m’a souvent fait passer pour un joueur chiant à coacher, alors que ce n’est pas le cas. Je n’ai jamais eu de problèmes avec mes entraîneurs. Je suis quelqu’un de simple : j’aime rigoler, donner du plaisir à mon entraîneur, aux gens qui viennent au stade ».
Tous ses entraîneurs l’ont en effet encensé, Guardiola le premier, même si Cherki sait que sans statistiques, ses défauts de « playmaker » paraîtront rédhibitoires pour beaucoup. « Je ne suis pas un mec de stats. Je pense que ça se voit au vu de mon football. Je suis un footballeur à l’ancienne. Et à l’ancienne, on ne regardait pas les stats. Je sais que dans le football actuel, c’est très important. L’année dernière, j’ai fait une saison à 15 buts et 22 passes décisives. Il faut que je sois dans les mêmes clous, voire mieux ». Cela ne suffira probablement pas à clore le bec de Rothen. Mais Cherki devrait s’en remettre s’il fait le voyage aux Etats-Unis pour disputer la Coupe du monde avec les Bleus.


















