Fifa : « Les mêmes injustices, les mêmes abus »… Le syndicat des joueurs défonce encore l’organisation de Gianni Infantino
tacle deux pieds décollés•Le président de la Fifpro, Sergio Marchi a notamment critiqué les calendriers infernaux pour les joueursA.H.
Sergio Marchi, le président du syndicat mondial des joueurs professionnels (Fifpro), et Gianni Infantino, le président de la Fifa, ne passeront sûrement pas leurs vacances ensemble. Depuis un an qu’il a été nommé à ce poste, l’Argentin ne cesse de déplorer les positions prises par le nouveau pote de Donald Trump. Et le fait que la Fifpro n’ait pas été invitée à une réunion organisée par la Fifa pour discuter des problèmes des joueurs à Rabat ne va pas arranger les choses.
Dans une sorte de bilan de l’année 2025, Sergio Marchi a regretté dans un communiqué publié mercredi, que le football ait « les mêmes maux » que ceux dénoncés par l’organisation il y a plusieurs années. « Nous avons entendu des promesses, des discours et des annonces de la part de la Fifa qui semblaient marquer le début d’une nouvelle ère. Mais ce n’étaient que des paroles creuses, des annonces sans contenu », dénonce Marchi.
« Ni planification, ni prévention, ni respect »
« Rien n’a changé, déplore l’Argentin. Les mêmes injustices, les mêmes abus, le même manque de respect envers les joueurs et joueuses, les véritables protagonistes de ce sport. » Premier non-Européen à occuper ce poste de président de la Fifpro, Sergio Marchi est notamment revenu sur les calendriers démentiels pour les joueurs : « Nous continuons à voir des saisons interminables, avec des matchs tous les trois jours ou moins, des déplacements épuisants et sans pause pour récupérer. »
« Les footballeurs et footballeuses sont traités comme des ressources inépuisables, et non comme des personnes, reprend Sergio Marchi. À cela s’ajoute la programmation irresponsable de matchs à des heures et des températures extrêmes, où le sport est subordonné au commerce. »
Et l’Argentin d’illustrer ses propos avec la dernière lubie de la Fifa et de son président Gianni Infantino : « Nous l’avons vu lors de la dernière Coupe du monde des clubs qui s’est déroulée aux États-Unis, un tournoi conçu pour maximiser les revenus sans se soucier de la souffrance des footballeurs ni des spectateurs. Il n’y a ni planification, ni prévention, ni respect. Il n’y a qu’une obsession pour le profit économique. »



















