France-Ukraine : « Si on avait pu éviter cette date du 13 novembre, ça aurait été bien », estime Didier Deschamps
commémorations•Le sélectionneur des Bleus a évoqué le douloureux souvenir du 13 novembre 2015 lors de l’annonce de sa liste pour les prochains matchs, ce jeudiN.C.
Ça n’aura échappé à personne, le prochain match de l’équipe de France, face à l’Ukraine, aura lieu le 13 novembre au Stade de France. Soit 10 ans jour pour jour après les attentats terroristes qui ont frappé la capitale, et qui avaient démarré justement aux abords de l’enceinte de Saint-Denis, lors du match amical contre l’Allemagne (2-0).
Interrogé sur le sujet ce jeudi lors de l’annonce de sa liste, Didier Deschamps n’a pas caché qu’il n’était pas emballé par le fait de jouer ce jour-là. « C’est une question sensible… Au fond de moi, si on avait pu éviter cette date, ça aurait été bien, a-t-il observé, visiblement ému. Je ne sais pas si c’était possible, ça ne dépend pas de moi. »
« Pas la force de parler »
Ce soir-là, trois kamikazes s’étaient fait exploser autour du stade pendant la première période, faisant un mort et 63 blessés. Après la rencontre, Français et Allemands s’étaient retrouvés bloqués dans les vestiaires pendant de longues heures après le coup de sifflet final, contraints de suivre dans l’angoisse les tragiques événements sur leurs téléphones.
« C’est une date particulière, avec les différentes commémorations qui vont être organisées, a poursuivi DD. Sincèrement, je ne me sens pas la force de parler de ce qu’il s’est passé, par rapport au respect que j’ai pour les familles qui ont souffert et qui ont perdu des êtres chers. Mais le devoir de mémoire doit être là et tout ce qui sera fait est important. »
Toute l'actu des BleusSelon L’Equipe, la FFF a prévu (entre autres) de déployer une bannière pour mettre en avant « la paix », pour englober aussi dans cette commémoration la guerre en Ukraine. François Hollande et Bernard Cazeneuve, respectivement président de la République et ministre de l’Intérieur à l’époque, ont été invités par la Fédération. Salim Toorabally, le vigile qui avait repoussé l’un des terroristes, également.


















