Turquie : « C’est ça l’ambition ? » José Mourinho a rejoint la folie Fenerbahçe et glisse déjà quelques tacles
Football•Le technicien portugais a signé un contrat de deux ans avec le club turcA.H.
Un maillot « The Special One » lors de la présentation, une ovation dans le stade et une salle de presse bondée. José Mourinho a été plongé direct dans le bain, ce lundi, au moment de signer son contrat de deux ans avec le club stambouliote de Fenerbahçe. « Nous avons réussi à amener un des meilleurs coachs du monde », s’est félicité Mário Branco, directeur sportif du club aux dix-neuf titres de champion de Turquie, mais en quête de sacre depuis une décennie.
Avec Mourinho, Fenerbahçe s’offre un entraîneur au palmarès impressionnant (5 Coupes d’Europe dont 2 Ligues des champions, 8 titres nationaux) mais dont l’aura a pâli ces dernières saisons. « Les gens voient tout de suite grand, mais je pense qu’il faut y aller étape par étape, a déclaré Mourinho. Zéro promesse, mais il est évident que l’objectif principal est de remporter la Süper Lig. »
« C’est ça l’ambition ? »
Son arrivée semble déjà redonner de l’éclat et le moral au « Fener », privé de titre national depuis 2014 et qui a échoué cette année encore à ravir la Süper Lig à son grand rival Galatasaray. Les supporters jaune et noir ont ovationné l’arrivée du Portugais de 61 ans dimanche, chanté et célébré dans un stade en délire et plein à craquer, où il a signé son contrat sous leurs yeux. Mourinho a pointé que son arrivée devrait attirer l’attention sur le championnat de Turquie, qui devrait être suivi de plus près en Europe.
« Être dans un club à Londres, se bagarrer pour la 6e place, et faire un miracle pour se qualifier pour la Ligue Europa, c’est ça de l’ambition ? Être en Italie et se battre pour la 5e place et faire un miracle pour gagner une coupe d'Europe, c’est ça l’ambition ?, a clamé l’ancien entraîneur de Chelsea, dans son style inimitable. L’ambition c’est de jouer pour gagner, de gagner tous les matchs pour remporter le titre, l’ambition c’est de ressentir de la pression, c’est ça Fenerbahçe. »


















