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Accusé de racisme, Acerbi échappe à une sanction, faute de preuves

Inter : Accusé de racisme, Acerbi échappe à une sanction, faute de preuves

ItalieFrancesco Acerbi, qui risquait une suspension d’au moins dix matchs de championnat, sort blanchi de cette affaire. Juan Jesus s’était plaint d’une remarque raciste de l’Italien lors du match Inter-Naples
William Pereira

W.P. avec AFP

Francesco Acerbi ne sera pas sanctionné. Accusé d’avoir adressé une remarque raciste à Juan Jesus lors du match opposant l’Inter à Naples, à l’occasion de la 29e journée de Serie A, l’international italien échappe à une sanction, faute de preuves. Ce dernier risquait une suspension minimale de dix matchs de championnat, ce qui l’aurait privé de la fin de saison.

« Considérant que le niveau minimal de certitude raisonnable quant au contenu discriminatoire de l’infraction commise n’a pas été atteint, il a été décidé de ne pas appliquer les sanctions prévues par l’article 28 du Code de la justice sportive », a expliqué dans un communiqué Gerardo Mastandrea, le juge de la Fédération italienne en charge des questions disciplinaires.

Au moment des faits, lors du choc entre les deux équipes, Juan Jesus avait pourtant immédiatement averti l’arbitre du match qu’Acerbi lui avait fait une remarque raciste alors que les deux joueurs étaient à la lutte sur un corner. Incapable de confirmer les dires du joueur, l’instance ne remet cependant pas en cause le récit du Napolitain.

« Le contenu discriminatoire, sans remettre en cause la bonne foi (de Juan Jesus), ne semble avoir été perçu que par le seul joueur offensé, sans l’appui d’aucune preuve externe, que ce soit audio, vidéo et même témoignage », relève le jugement de la FIGC.

Acerbi a présenté des excuses

A l’issue de la rencontre, Jesus, 32 ans avait expliqué qu’Acerbi s’était « rendu compte qu’il était allé trop loin » et lui avait présenté ses excuses.

Le lendemain, Acerbi, convoqué pour deux matchs amicaux de l’Italie aux Etats-Unis, avait quitté le rassemblement de la Nazionale après avoir donné sa version des faits et déclaré qu’il « n’avait pas (eu) l’intention d’être diffamatoire, dénigrant ou raciste ». « Les commentaires d’Acerbi ne correspondent pas à la réalité et à ce qu’il m’a dit », avait réagi Juan Jesus sur ses réseaux sociaux. « C’est insupportable (…) il faut combattre le racisme ici et maintenant. »