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« Mon départ a apporté de l’apaisement » aux Ivoiriens, dit Jean-Louis Gasset

CAN 2024 : « Mon départ a apporté de l’apaisement » à la Côte d’Ivoire, dit Jean-Louis Gasset

FOOTBALLAprès un début de CAN cataclysmique, la Côte d’Ivoire se retrouve en finale contre le Nigeria. Le départ de Jean-Louis Gasset en forme d’électrochoc était inéluctable pour le bien du groupe, raconte le Français
William Pereira

W.P.

Vis ma vie de mec déprimé. Jean-Louis Gasset se remet tant bien que mal de son départ précipité du banc de la Côte d’Ivoire, qu’il a abandonné en pleine compétition au bord de l’élimination après la défaite humiliante face à la Guinée Equatoriale (4-0). Dans des propos relayés par L’Equipe, l’ancien sélectionneur des Éléphants raconte le contexte chaotique qui l’a poussé à présenter sa démission.

« Un vestiaire dévasté avec des affrontements à l’extérieur. Je voyais les petits sur leurs portables pour prendre des nouvelles de leur famille. Ils avaient peur. […] Des gens allaient à notre hôtel, à la Fédération, il y avait des pneus sur la route plus des policiers partout. Le président recevait des appels du commissaire dans mon bureau au stade pour lui expliquer ce qu’il se passait dehors. »

Il fallait donc partir au plus vite pour donner à cette équipe une chance de sauver ce qui pouvait encore l’être. La version de l’histoire de Gasset est celle d’un coach magnanime, tendance martyr. « Mon départ a ramené de l’apaisement. On se dit, c’était lui le coupable et ça protège les autres. Il fallait voir la mort de près peut-être pour rebondir. »

Gasset félicite son successeur, Emerse Faé

L’ancien entraîneur adjoint de Laurent Blanc au PSG, qui dit ne pas louper une miette des matchs de la Côte d’Ivoire depuis son départ et féliciter le président de la fédération ainsi que les joueurs à chaque victoire, salue également le parcours de son successeur, qui a su rebondir pour amener l’équipe hôte en finale (où les Éléphants joueront contre le Nigeria).

« Il fallait que la personne qui prenne ma place tape fort et Emerse (Faé) a fait un sans-faute. Il a fait des choix forts. Bravo. » Tout en rappelant, dans un sursaut d’orgueil, qu’il aura été l’architecte de ce groupe finaliste et que les choix contestés de garder Haller et Adingra lui appartenaient. « Je rêve de voir Haller marquer le but de la finale. Il le mérite tellement. »