Newcastle - PSG : Paris piétiné par les Magpies pour le retour de la C1 à St James' Park
FOOTBALL•Le PSG s’est incliné 4-1 à St James' Park face à Newcastle, qui fait mieux qu’être un outsider du groupe de la mort. Luis Enrique s’est complètement trompé dans ses plans et les Parisiens ont déjouéWilliam Pereira
De notre envoyé spécial à St James' Park,
Le déplacement à Newcastle, pour les retrouvailles de la ville anglaise avec la Ligue des champions, puait le piège à des kilomètres. Et le Paris Saint-Germain a décidé de sauter à pieds-joints dedans comme un grand. Les Parisiens se sont rétamés (défaite 4-1) au terme d’un non-match qui annule la bonne entrée en matière face au Borussia Dortmund. La double-confrontation contre Milan sera cruciale.
L’attaque à quatre, pari(s) foiré
L’école des entraîneurs espagnols nous a familiarisés avec le génie et l’imprévisibilité de ses tacticiens. Il y a eu Pep Guardiola face à l’OL en quarts de finale de Ligue des champions, il y a désormais Luis Enrique contre Newcastle. Sur la feuille de match, son pari à quatre attaquants produit un effet intimidant que l’on ne retrouvera jamais sur le terrain. Le prix à payer pour aligner simultanément Mbappé, Ramos, Kolo Muani et Dembélé sur un terrain est l’affaiblissement d’un milieu de terrain à la merci du pressing des Magpies, dopé, comme on pouvait l’imaginer, à la ferveur de St James’Park.
Si Warren Zaïre-Emery a pu tenter quelques remontées dont il a le secret, Ugarte, peu soutenu, a multiplié les pertes de balles dangereuses. Mais l’impardonnable viendra de plus bas. Au quart d’heure de jeu, Marqinhos fera don à l’adversaire d’une relance immonde, que Gigio Donnarumma rattrapera dans un premier temps avant de s’incliner devant Miguel Almiron, qui passait par là.
Un break litigieux (ou pas)
La première période aura été, dans l’ensemble, un long calvaire que n’aura pas su corriger Luis Enrique malgré les nombreuses consignes distillées sur le bord du terrain. Paris n’existe pas offensivement et se fait bouffer dans les duels à l’image d’Hernandez, chaudement installé dans la poche d’Almiron. Donnarumma sauve encore les meubles jusqu’au break de Newcastle (Burn, 39e), sur une action confuse que la VAR a pris le temps de valider. Furieux, les Parisiens réclamaient une main de Lascelles dans la surface en amont du but. Les règles de l’IFAB sur les mains offensives involontaires étant ce qu’elles sont, ils ne récolteront rien d’autre qu’un carton jaune.
Longstaff termine le taf
La seconde période n’avait rien de mieux à offrir que la première et le PSG n’a même pas daigné bluffer : cinq minutes après la reprise, le local de l’étape Sean Longstaff profite d’une mésentente entre Kolo-Muani et Ramos, pour enfoncer le clou. Une belle histoire sur mesure pour la saison 2 de We Are Newcastle. Pour la photo, on préférera la praline de Schär dans les arrêts de jeu, droit dans la lucarne, pour fermer définitivement la porte timidement ouverte par la réduction du score de Lucas Hernandez (56e). Un cauchemar jusqu’au bout.


















