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Coupe du monde féminine 2023 : Donald Trump pointe « l’échec de la pensée woke » après l’élimination américaine
FOOTBALL FEMININ•L’ancien président américain a ironisé sur les responsabilités de Megan Rapinoe et de Joe Biden après l’historique élimination des Etats-Unis, dès les huitièmes de finale du Mondial en Australie et en Nouvelle-ZélandeJ.Lau. avec AFP
On l’avoue, on était presque curieux de voir à quoi pouvait ressembler une analyse d’après-match de Donald Trump lors de la Coupe du monde féminine de football. On a retrouvé l’ancien président américain égal à lui-même dimanche soir, au moment de dézinguer la « Team USA », éliminée à la surprise générale par la Suède (0-0, 4-5 aux tirs au but) dès les huitièmes de finale du Mondial en Australie et en Nouvelle-Zélande.
En lice pour un retour à la Maison-Blanche en 2024, Donald Trump a affirmé sur son propre réseau social TruthSocial que cette défaite était « tout à fait emblématique de ce qui arrive à notre ancienne grande nation sous le mandat du corrompu Joe Biden ». Vous l’aurez compris, pour la remise en question du manque de créativité du 4-3-3 de Vlatko Andonovski, il faudra repasser.
« Beaucoup de nos joueuses étaient ouvertement hostiles aux Etats-Unis, poursuit Donald Trump dans son message. Aucune autre sélection ne s’est comportée de la sorte. C’est l’échec de la pensée woke. » Et évidemment, celui-ci ne s’est pas fait prier pour ironiser sur le tir au but manqué par l’ancienne Ballon d’or Megan Rapinoe, en concluant avec un « Joli tir Megan ». Championne du monde en 2015 et 2019 avec les Etats-Unis, l’ailière de 38 ans a joué un rôle clé dans le combat pour l’égalité des salaires entre les sélections féminine et masculine américaines. Elle est une fervente défenseure de l’égalité raciale, des droits des femmes et de la communauté LGBT+, et clairement opposée à l’ancien président des Etats-Unis.
« Un cauchemar » pour Megan Rapinoe
Longtemps étendard du football féminin dans son pays et à l’étranger, Megan Rapinoe était au bord des larmes dans son interview d’après match dimanche, après l’élimination à Melbourne. « On dirait une mauvaise blague, c’est un cauchemar pour moi », a déclaré l’ancienne joueuse de l’OL. La femme du président américain, Jill Biden, a de son côté rapidement félicité les Américaines sur X (ex-Twitter) pour leur parcours, même s’il s’est arrêté historiquement tôt dans un Mondial : « Aujourd’hui, vous nous avez inspirés par votre courage et votre détermination. Nous sommes fiers de vous. »
Malgré ses deux sacres lors des deux dernières Coupes du monde, l’équipe nationale féminine est régulièrement prise à partie par la droite américaine, notamment à cause de son engagement en faveur de la justice sociale. Beaucoup d’élus conservateurs avaient été particulièrement choqués par le fait que plusieurs joueuses de la sélection ont posé un genou à terre pendant l’hymne national ces dernières années pour protester contre les inégalités raciales dans le pays.



















