West Ham-OL : « But con », « faute professionnelle »… Pourquoi les Lyonnais enragent sur l’ouverture du score anglaise
FOOTBALL•Après le nul entre West Ham et l’OL (1-1), jeudi soir en Ligue Europa, Peter Bosz et Anthony Lopes n’ont pas caché leur frustration en conférence de presse quant au but encaissé par les Lyonnais en début de seconde période.Jérémy Laugier
L'essentiel
- L’OL est rentré de Londres dans la nuit de jeudi à vendredi avec un nul (1-1) contre West Ham en poche, en quart de finale aller de Ligue Europa.
- Ce résultat mitigé, en raison de l’expulsion du latéral gauche des Hammers Aaron Cresswell avant la mi-temps, a énervé à la fois Peter Bosz et Anthony Lopes.
- Tous les deux pointent « un but con » et « une faute professionnelle » sur l’ouverture du score de Jarrod Bowen (1-0, 52e), qui pourrait coûter cher en vue de la qualification pour les demies.
De notre envoyé spécial à Londres,
Au petit jeu du tacle à poser le plus vite possible en conférence de presse, Peter Bosz a battu de 4 secondes Anthony Lopes jeudi soir. Le coach et le gardien lyonnais n’ont en effet eu besoin que de 23 et 27 secondes pour revenir sur le but concédé contre West Ham (1-1), en quart de finale aller de Ligue Europa, sans que la question posée n’aille dans ce sens. Habituellement mesurés face aux médias, l’un comme l’autre ont cette fois choisi des mots forts.
« On savait qu’on devait toujours rester attentifs, mais on est mal rentrés dans cette deuxième période, a d’abord regretté Anthony Lopes. J’estime que le but qu’on prend est un peu une faute professionnelle. »
Un agacement +++ en cinq pistes
Peter Bosz s’est contenté de faire plus concis sur le sujet : « Malheureusement, on a pris un but con ». On n’imagine pas dans quel état ils auraient été dimanche s’ils défendaient les mêmes couleurs que le défenseur stéphanois Timothée Kolodziejczak, sans doute auteur du plus beau CSC de la saison de Ligue 1 face à l’OM (2-4).
Si on cherche à décrypter leur agacement +++ ici, celui-ci s’explique par plusieurs éléments entraînant cette 52e minute de jeu qui pourrait coûter très cher en vue des ambitions de dernier carré en C3.
Largué en Ligue 1 (9e), l’OL joue sa saison sur cette double confrontation européenne contre les Hammers, ce qui n’incite pas à être hypra zen. Et, au moment des faits, les Lyonnais ont pu penser qu’ils avaient un boulevard pour la qualif', en entamant une seconde période (à 0-0) que West Ham allait devoir intégralement disputer en infériorité numérique après l’expulsion du latéral gauche Aaron Cresswell (45e+3)
Au tout départ de l’action, sur une phase de possession sans pression (mais aussi sans rythme ni mouvements), à 30 m du but d’Alphonse Areola, Lucas Paqueta tente une frappe vouée à l’échec, sans décalage ni conviction, et avec une tripotée de pieds anglais face à lui. Quelques secondes plus tard, après un ballon récupéré et vite relancé par Lopes, le jeune latéral Malo Gusto, très consistant par ailleurs jeudi, s’emmêle et perd un ballon chaud dans sa moitié de terrain, sur le côté droit, dont se saisit Pablo Fornals.
Au terme d’une percée dans l’axe confuse de l’Espagnol, bien gêné par le retour de Malo Gusto, le ballon semble perdu pour les Hammers. C’est là que Jérôme Boateng, totalement hors du coup jeudi, rentre en scène. Il subit dans un premier temps l’action en remettant bêtement le ballon dans la course de Jarrod Bowen. Puis il se décide enfin à tenter une intervention tranchante au moment où l’ailier droit anglais va frapper. Pas de bol pour l’ancien roc du Bayern, en se jetant, il ne fait que freiner et relever la tentative de Bowen. De quoi frustrer bien comme il faut Anthony Lopes, qui semblait être sur la trajectoire et qui se retrouve impuissant au bout d’une chaîne de bourdes comme l’OL sait en fournir.
« D’autres joueurs peuvent corriger une perte de balle »
Le gardien lyonnais a d’ailleurs tenu à ne pas incriminer qu’une individualité après sa punchline de « faute professionnelle » : « C’est une responsabilité générale, moi-même j’ai décidé de jouer vite et on connaît la suite. » Une précision partagée là aussi avec Peter Bosz : « Quand tu encaisses un but, ce n’est pas toujours qu’à cause d’un seul joueur. On ne doit pas perdre le ballon dans notre moitié de terrain. Mais après, d’autres joueurs peuvent corriger cela. On doit mieux réagir, mais on ne l’a pas fait là. »
Dommage, c’était un soir où éviter une énième boulette défensive n’aurait pas été de trop, pour ne pas avoir droit à un dernier mois de compétition en roue libre. Rendez-vous jeudi prochain à 23h30 pour une nouvelle course à la punchline (fatale ?), dans l’auditorium du Parc OL.


















