OL : « Juninho n’était pas heureux »… Jean-Michel Aulas assure « regretter » son départ
FOOTBALL•Jean-Michel Aulas a pour la première fois dressé le bilan, ce mercredi dans « L’Equipe », de l’aventure écourtée du Brésilien, en tant que directeur sportif du club lyonnaisJérémy Laugier
L'essentiel
- Juninho va officiellement quitter ses fonctions de directeur sportif de l’OL dans les prochains jours.
- Dans une interview accordée à L’Equipe, Jean-Michel Aulas revient sur les raisons de ce départ prématuré du Brésilien.
- Le président lyonnais l’assure : « On a laissé à "Juni" la totalité du pouvoir. »
«Ça n’a pas fonctionné. » C’est sur ce constat froid, au sujet du bilan du retour de Juninho à l’OL, que L’Equipe titre ce mercredi son interview de Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais est en effet revenu pour la première fois sur le choix de son directeur sportif de quitter Lyon l’été prochain, puis finalement dès la mi-saison. « On regrette sa décision et j’aurais aimé être averti avant », indique JMA, légitimement agacé par la sortie médiatique de Juninho sur RMC Sport, pour y balancer son mal-être et ses envies d’ailleurs le 17 novembre.
« Peut-être que dans ce qui a été fait, le costume était un peu surdimensionné, glisse également le président Aulas. "Juni" était fatigué. C’est vrai qu’il n’a pas eu que des succès. Il n’était pas heureux, ça se sent. Si j’avais pu le retenir, je l’aurais retenu, mais il avait du mal à assumer cette fonction dans une organisation importante. Et tous les grands clubs ont une organisation avec plusieurs responsables. »
« On a laissé à "Juni" la totalité du pouvoir »
Sauf qu’à l’arrivée du Brésilien à Lyon, et même durant toute sa première saison, Vincent Ponsot était directeur général adjoint en charge des ressources humaines, juridique et administration sportive, et non directeur général du football comme c’est depuis le cas. « Ce n’était pas une mise sous tutelle, se défend Jean-Michel Aulas. C’était pour l’aider et lui donner les moyens d’apprendre. »
L’intéressé n’a sans doute pas vu cette importante promotion de Vincent Ponsot de la sorte. « Pas certain » que tout le monde regrette Juninho au club, JMA n’en démord pas : « On a laissé à "Juni" la totalité du pouvoir, je peux l’attester. Les choix de Sylvinho, de Rudi Garcia, de Bruno Cheyrou, de Peter Bosz… Quoi qu’on dise, tout cela a été validé par "Juni". Donc il avait les moyens de mener sa politique. »
« On va revenir sur le podium avec Peter Bosz »
Etrangement, sa « validation » ne s’est tout de même pas accompagnée d’autant d’enthousiasme concernant les arrivées de Rudi Garcia et Bruno Cheyrou que ça n’a pu être le cas pour Sylvinho puis Peter Bosz. D’ailleurs, après avoir été mis de côté sur des fonctions auprès de la section féminine, Bruno Cheyrou « peut revenir » comme directeur du recrutement (un poste resté vacant), à en croire Jean-Michel Aulas. Une piste coïncidant sans surprise avec le départ acté de Juninho.
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Ces multiples secousses en coulisses s’accompagnent en tout cas d’un constat sportif inquiétant : l’OL est 13e après 17 matchs disputés en Ligue 1 avec seulement 23 points au compteur. Un total historiquement bas qu’il ne connait que pour la deuxième fois depuis 20 ans (après la saison 2013-2014, conclue à la 5e place). Jean-Michel Aulas a donc tenu à soutenir mercredi son entraîneur, clairement dans le dur depuis de longues semaines : « J’ai la conviction qu’on va se redresser. On va revenir sur le podium avec Peter Bosz. On a totalement confiance en lui ». Enfin, pour le moment…


















