OL-OM interrompu : Aulas va contester le huis clos contre Reims devant le CNOSF et ne veut pas « payer pour les autres »

FOOTBALL Le président de l'OL sera ce mardi devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour s'opposer à la mesure conservatoire de huis clos pour Lyon-Reims décidée par la commission de discipline de la LFP

Jérémy Laugier
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Jean-Michel Aulas, ici entre Eric Dupond-Moretti et Vincent Labrune, le 23 novembre à Paris, deux jours après l'interruption du match OL-OM.JULIEN DE ROSA
Jean-Michel Aulas, ici entre Eric Dupond-Moretti et Vincent Labrune, le 23 novembre à Paris, deux jours après l'interruption du match OL-OM.JULIEN DE ROSA — AFP
  • Le 21 novembre, le choc OL-OM avait été interrompu dès la 5e minute de jeu, après le jet d’une bouteille de la part d’un supporteur lyonnais sur le visage de Dimitri Payet.
  • La commission de discipline de la LFP avait décidé dès le jour suivant d’une mesure conservatoire de huis clos pour le match OL-Reims, programmé mercredi (21 heures).
  • Jean-Michel Aulas et les dirigeants de l’OL vont contester cette sanction devant le CNOSF ce mardi, et ils expliquent pourquoi dans une interview accordée à L’Equipe.

Y aura-t-il finalement des supporteurs lyonnais au Parc OL, mercredi (21 heures) pour la 16e journée de Ligue 1 contre Reims ? C’est en tout cas l’espoir du club lyonnais, qui va contester devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), ce mardi après-midi, la mesure conservatoire de huis clos décidée par la commission de discipline de la LFP, dans la foulée du jet de bouteille sur Dimitri Payet lors d’OL-OM.

Dans une interview publiée ce mardi par L’Equipe, Jean-Michel Aulas, ainsi que le directeur du football Vincent Ponsot et le stadium manager Xavier Pierrot tentent de préciser pourquoi « l’incident grave » ayant eu lieu le 21 novembre au Parc OL est « un cas fondamentalement différent des autres événements de débuts de saison ».

Dimitri Payet avait reçu une bouteille sur le visage, le 21 novembre lors d'OL-OM.
Dimitri Payet avait reçu une bouteille sur le visage, le 21 novembre lors d'OL-OM. - PHILIPPE DESMAZES / AFP

« On ne peut pas être victimes d’un contexte général »

A savoir Nice-OM, Lens-Losc, mais aussi Montpellier-OM et OM-PSG, avec sur ces rencontres envahissements de terrain et/ou jets de projectiles multiples, et des sanctions collectives limitées. Ces précédents font craindre aux Lyonnais de devenir les premiers à subir une sanction forte, pour leur premier passage de la saison devant la commission de discipline.

« On ne peut pas être jugés de la même manière, on ne peut pas être victimes d’un contexte général », poursuit le président de l’OL, qui martèle qu’il s’agit selon lui d’un acte isolé « d’un individu qui n’est pas un supporteur de l’Olympique Lyonnais ».

« Je suis prêt à assumer un sursis en nombre de points »

Lors de sa comparution immédiate, le 23 novembre, celui-ci indiquait tout de même aller voir des matchs du club lyonnais « depuis vingt ans ». Interpellé « sept minutes » après les faits selon l’OL, le coupable a donc été condamné deux jours plus tard à six mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de stade. Une sanction individuelle conséquente que les dirigeants lyonnais mettront en avant devant le CNOSF pour obtenir le droit d’accueillir des spectateurs contre Reims.

Concernant le sort de ce match face à l’OM stoppé à la 5e minute de jeu, qui sera le gros morceau de la commission de discipline le 8 décembre, Jean-Michel Aulas opterait sans surprise pour du sursis concernant son club : « Si on me permet de jouer ici le match contre l’OM, ce qui serait logique, je suis prêt à assumer un sursis en nombre de points et à démontrer qu’il n’y aura aucun incident de ce genre. Je ne veux pas payer pour les autres ». On notera dans l’interview de L’Equipe la remarque faisant sens de Xavier Pierrot : « Est-ce qu’un gars qui vise mal, c’est moins grave qu’un gars qui vise bien ? ». On est bien curieux de savoir comment la LFP va gérer cet épineux dossier dans huit jours.