OL - OM interrompu : « Une question de survie », Vincent Labrune veut lancer une concertation nationale sur la violence dans les stades

FOOTBALL Le président de la LFP souhaite notamment une aide plus importante des pouvoirs publics dans la lutte contre la violence dans les stades

A.H.
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Vincent Labrune, le président de la LFP.
Vincent Labrune, le président de la LFP. — FRANCK FIFE / AFP

Une réunion en urgence de la commission de discipline de la LFP ce lundi, une rencontre entre les ministres de l’Intérieur et des Sports et les dirigeants de la FFF et la LFP ce mardi place Beauvau. La contre-attaque des pouvoirs publics et des dirigeants du football français n’a pas tardé après l’arrêt du match OL-OM, dimanche, alors qu’une bouteille avait été jetée sur Dimitri Payet. Le président de la LFP, Vincent Labrune, dans un entretien à L'Equipe, a aussi pris la parole, « choqué et furieux » après les incidents survenus au Parc OL.

L’ancien président de l'Olympique de Marseille, qui assure que la décision d’arrêter le match aurait dû être prise en « deux minutes », souhaite surtout une prise de conscience des pouvoirs publics pour que ce type d’incident ne se reproduise plus à l’avenir : « Nous leur [aux pouvoirs publics] avons écrit pour leur faire comprendre à quel point nous avions besoin d’eux tant nous sommes démunis dans notre arsenal de sanctions. (…) La LFP, qui n’a comme seul pouvoir d’être le "juge" sportif, se retrouve à être le punching-ball du système. »

« Un sentiment d’impunité individuelle »

Alors que l’OL​ a été condamné, dans un premier temps, à un huis clos à titre conservatoire, Vincent Labrune estime que la commission de discipline de la LFP n’a « jamais tapé aussi fort. Mais est-ce suffisant ? Est-ce que si les sanctions étaient encore plus dures, cela changerait quelque chose ? (…) Il y a des sanctions collectives, mais un sentiment d’impunité individuelle. »

Dans son entretien au quotidien, Vincent Labrune dit espérer lancer une concertation nationale concernant la violence dans les stades. « Le football professionnel français doit tout faire pour éradiquer de manière définitive cette violence urbaine qui s’est propagée dans nos stades. Quel qu’en soit le prix, nous devons réussir. C’est une question de survie. »