Girondins de Bordeaux : « 1000% confiance en Vladimir Petkovic », affirme Admar Lopes malgré les mauvais résultats

INTERVIEW Le directeur technique du club renouvelle sa confiance à son coach après un début de saison raté

Clément Carpentier
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Admar Lopes, le nouveau directeur technique des Girondins.
Admar Lopes, le nouveau directeur technique des Girondins. — Panoramic
  • Auteur d’un très mauvais début de saison (17e), les Girondins se déplacent à Lorient ce dimanche (15 heures) lors de la 11e journée de Ligue 1.
  • Dans ce contexte compliqué, Admar Lopes fait un premier bilan au quart du championnat et surtout renouvelle sa totale confiance en Vladimir Petkovic, son coach.
  • Le directeur technique des Marine et Blanc (re)demande du temps et de la patience alors que la pression autour de l’équipe monte.

Ancien bras droit de Luis Campos, Admar Lopes est l’homme de confiance de Gérard Lopez. Architecte du nouveau projet des Girondins de Bordeaux, le directeur technique du club connaît un début de la saison difficile : une victoire en dix matchs, huit points pris sur 30 et une triste 17e place au classement de la Ligue 1 au quart du championnat.

Malgré ce contexte pesant, il n’est pas du tout l’heure pour le Portugais de commencer à remettre quoique ce soit en cause. Le « processus » comme il aime dire, à l’instar de son compatriote Paulo Sousa récemment passé sur le banc bordelais, est en cours. Et surtout, il a déjà fait ses preuves à Monaco et Lille. Avant de se déplacer ce dimanche (15 heures) à Lorient avec les Girondins lors de la 11e journée de L1, il revient pour 20 Minutes sur la situation actuelle.

Quel bilan faites-vous au quart du championnat ?

On n’est pas au niveau que j’espérais. Ça, c’est sûr ! Surtout au niveau des résultats. Après si je regarde l’évolution de certains joueurs et les signaux envoyés par l’équipe, je ne suis pas très inquiet. Je pense que l’on pourrait avoir quelques victoires en plus, à l’image des matchs contre Nantes (1-1) ou Angers (1-1). On a aussi fait des matchs intéressants contre Montpellier (3-3) et Lens (2-3).

Vous n’êtes donc pas préoccupé par la situation ?

Ce qui m’inquiète un peu, c’est l’inconstance de l’équipe sur le plan mental. Après au niveau tactique, physique, technique et surtout de l’union du groupe, je suis très content. Je pense qu’on est sur le bon chemin et qu’on va y arriver.

Gérard Lopez et Admar Lopes, les deux nouveaux hommes forts des Girondins.
Gérard Lopez et Admar Lopes, les deux nouveaux hommes forts des Girondins. - Clément Carpentier / 20 Minutes

Sentez-vous l’équipe encore marquée par le passé ?

Oui et pour nous, c’est un vrai travail au quotidien. Je pense que psychologiquement le groupe est marqué. Pas seulement par rapport à la saison dernière mais par les deux, trois dernières années. Je pense qu’il y a un traumatisme. Alors on essaie d’avancer mais ce n’est pas possible de changer ça en deux ou trois mois. Pour développer, une culture de la victoire, il faut des mois voire des années.

Les supporteurs commencent à s’impatienter…

Je demande vraiment de la patience car c’est important pour les joueurs. Mais après c’est le foot. Si moi, les joueurs, le coach ne sont pas capables de jouer sous pression, ça veut dire qu’on n’est pas capable de réussir dans ce monde du football. C’est plus facile de travailler avec des victoires mais aussi si on sent la confiance des supporteurs. Mais franchement, le groupe commence à être bien uni avec une ambiance plus familiale. Je ne pense pas que ce groupe peut être déstabilisé par une personne. C’est une question d’une ou deux victoires et après tout va changer !

Aviez-vous fixé un nombre de points sur les trois matchs avant Paris, le 6 novembre ?

Avec le coach, on voulait les neuf points. Après si on arrive à faire six ou sept points, ce sera aussi positif. Bien sûr qu’on doit regarder le classement mais il ne faut pas se focaliser là-dessus et sur notre nombre de points. On doit rester positif. Le classement est là mais il y a des bons signaux pour la suite.

Avez-vous toujours totalement confiance en Vladimir Petkovic, votre entraîneur ?

Oui, à 1000 % confiance !

Vladimir Petkovic, l'entraîneur des Girondins.
Vladimir Petkovic, l'entraîneur des Girondins. - Romain Perrocheau / AFP

Du côté des joueurs, certains vous déçoivent-ils ?

Non. Ce sont des humains et ils ont chacun leur capacité d’adaptation. Ce n’est pas une question d’âge ou d’expérience d’ailleurs. C’est plus une question de culture et de style de jeu. Mais l’une des forces de notre réussite à Monaco et Lille, c’est de ne jamais laisser tomber les joueurs ! Par exemple, à Lille, beaucoup de joueurs ont explosé la deuxième, voire la troisième année.

Après, il ne faut pas oublier que l’été a été très compliqué avec notre arrivée tardive au club, un changement de coach une semaine avant la reprise du championnat, beaucoup de joueurs sont aussi arrivés seulement fin août. On savait que le mois de septembre serait compliqué. En plus, on a eu de la malchance avec des blessures de joueurs très importants [Koscielny, Onana et Sissokho] même si j’ai confiance dans tout le groupe. Au milieu, on a perdu Sissokho, Onana et avec le manque d’adaptation de Fransergio, c’était difficile. On a également presque jamais pu jouer avec la même défense. Avec tous les retours, je pense qu’on va avoir plus de stabilité.

Avez-vous peur de revivre la même première saison qu’à Lille (licenciement de Marcelo Bielsa en novembre et relégable jusqu’à la trêve) ?

C’est marrant parce que justement j’en ai parlé le week-end dernier avec Gérard. Et pour lui par exemple, ce n’est pas la même situation. C’était bien pire à Lille à tous les niveaux. Aujourd’hui, le contexte ici est différent. Je n’ai pas peur de revivre la même saison qu’à Lille. Je pense qu’on va réussir à trouver une certaine stabilité beaucoup plus vite.