RC Strasbourg - Lille : Neuf jaunes, un rouge... Monsieur Letexier a fait un carton en Alsace

FOOTBALL Dans un match hâché et remporté 2-1 par Lille, l'arbitrage n'a pas toujours été compris côté strasbourgeois

Thibaut Gagnepain
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François Letexier a dégainé à la Meinau.
François Letexier a dégainé à la Meinau. — PATRICK HERTZOG / AFP
  • Le RC Strasbourg s’est incliné à domicile face à Lille, ce samedi à la Meinau (1-2), à l’occasion de la 8e journée de Ligue 1.
  • La rencontre a été marquée par une pluie de cartons : neuf jaunes et un rouge.
  • L’arbitre, Monsieur Letexier, est sorti sous les sifflets et escorté alors que plusieurs membres du RC Strasbourg voulaient lui parler.

Au stade de la Meinau,

Sa sortie a été un brin mouvementée. Encadré par des officiels et son trio, François Letexier a quitté samedi la pelouse de la Meinau sous les sifflets et dans une certaine tension. Le coordinateur sportif du RC Strasbourg, Kader Mangane, est venu à sa rencontre pour lui dire quelques mots (doux, certainement) mais en a été empêché. Ultimes soubresauts d’une soirée mouvementée pour l’arbitre.

Pourquoi ? Peut-être parce qu’il a sorti rien moins que neuf cartons jaunes et un rouge face au Losc. Une performance rare pour lui, habitué à une moyenne d’environ quatre avertissements par rencontre d’après ses stats disponibles en ligne. En Alsace, il a explosé les compteurs, pas toujours en étant compris.

« On ne peut pas parler, c’est un peu dommage »

L’expulsion d’Adrien Thomasson pour un tacle non maîtrisé sur Djalo (79e) ? Là n’est visiblement pas le débat. « La décision n’est pas scandaleuse », a même reconnu l’entraîneur strasbourgeois Julien Stéphan. « Apparemment, le rouge n’est pas sévère », a appuyé Maxime Le Marchand. L’un comme l’autre n’ont pas non plus discuté le penalty sifflé contre Dijku, après un coup de faucheuse sur Weah (56e).

Non, ce sont plutôt pour les multiples cartons jaunes, cinq du côté du Racing contre quatre pour le Losc, que Monsieur Letexier n’a pas fait l’unanimité. Surtout pour ceux qui étaient liés à des mots un peu plus haut que les autres. Le Marchand et Stéphan peuvent en parler, ils y ont chacun eu droit. « On ne peut pas parler, c’est un peu dommage mais on ne va pas mettre la faute sur l’arbitre », a préféré évacuer le défenseur.

Son entraîneur, lui, a procédé par sous-entendus. « Il y a eu 21 minutes de temps effectif en deuxième période, c’est très faible », a-t-il pointé au sujet d’un certain vice de la part des Dogues. « Il y a ce qu’on permet de faire… Des fois, on fait ce qu’on nous permet de faire », a-t-il ajouté en précisant vite que ce n’était « pas une pique contre l’arbitrage ». Pas du tout…