Ligue 1 : Envahissement de terrain et nouveaux incidents entre supporteurs lors de Angers-OM, le cirque continue

FOOTBALL Le début de saison de Ligue 1 est marqué par un retour de la bêtise de la part de certains supporteurs, pour qui retour au stade rime avec grand n’importe quoi

A.L.G.
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Les ultras marseillais ont voulu en découdre avec les supporters angevins à la fin de Angers-OM.
Les ultras marseillais ont voulu en découdre avec les supporters angevins à la fin de Angers-OM. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Il y a une blague qui tournait dernièrement sur Twitter et qui, selon nous, résume à merveille la nouvelle tendance de certains énergumènes à venir gâcher la fête du foot : « Les supporteurs français ont passé plus de temps sur les pelouses de Ligue 1 cette saison que Messi. » CQFD. Après Nice-OM, après Lens-Lille, c’est au tour d’Angers-OM, mercredi, d’avoir été marqué par un début d’envahissement de terrain et des bagarres entre supporteurs.

Au stade Raymond-Kopa, plusieurs dizaines de fans marseillais sont sorties du parcage visiteurs et ont détruit du matériel avant que les stadiers ne rétablissent l’ordre, mercredi après le match nul 0-0 à Angers, a constaté une journaliste de l’AFP. « Pas ça, les gars, quelle image on donne ! », a plaidé le speaker du stade en appelant au calme. Joueurs et staff des clubs avaient déjà quitté le terrain depuis plusieurs minutes.

Les incidents ont duré quelques minutes, puis les stadiers sont parvenus à raccompagner chaque groupe dans sa tribune. « Il y a eu une provocation de la part de la tribune angevine, avec des doigts d’honneur et des pétards qui ont été envoyés du côté angevin vers les Marseillais. Les Marseillais ont répondu, c’est un schéma classique et stupide, d’un côté et de l’autre. Je n’accuse personne », a expliqué à la presse Jacques Cardoze, responsable de la communication de l'OM.

Une configuration particulière au stade à Angers

Au stade Raymond-Kopa, le parcage visiteurs est situé dans la même tribune que les Ultras angevins, et les noms d’oiseaux entre les deux groupes sont fréquents. « C’est une responsabilité collective, il n’y a pas un stade, une équipe… On voit bien que ça commence à faire tache d’huile. Tout le monde doit être responsable par rapport à ça », a plaidé Jacques Cardoze.

« Il faut que les gens soient responsables. On a été privés de foot pendant quinze mois et les gens ne sont pas suffisamment intelligents pour se dire qu’on vient assister à du foot, juste du foot. Je ressens surtout une grande tristesse. C’est pas acceptable », a-t-il insisté. Les deux entraîneurs, qui n’ont pas été témoins des incidents, ne se sont pas exprimés sur le sujet après le match.