RC Lens : « Quand les gens viennent voir un match en famille, ce n'est pas pour prendre des sièges dans la figure», déplore Franck Haise, le coach lensois

FOOTBALL Le RC Lens reçoit Strasbourg mercredi (21 heures) à huis clos à cause des incidents du derby

Francois Launay
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Les Lensois se congratulent après leur victoire dans le derby
Les Lensois se congratulent après leur victoire dans le derby — FRANCOIS GREUEZ/SIPA
  • A cause des incidents du derby, Lens affronte Strasbourg ce mercredi dans un stade à huis clos.
  • Une décision qui attriste fortement joueurs et staff artésien.

Invaincu depuis le début de saison, vainqueur du derby du Nord et emballant troisième de Ligue 1, le RC Lens aurait normalement dû se réjouir de recevoir Strasbourg ce mercredi (21 heures) à Bollaert. Sauf que l’enceinte lensoise sera vide de tout supporter pour l’occasion. La faute aux incidents qui se sont produits samedi à la mi-temps du derby et qui ont conduit la commission de discipline de la LFP à décréter deux matchs à huis clos à Bollaert. De quoi attrister Franck Haise, l’entraîneur lensois.

« C’est une grande déception de ne pas compter sur notre public. On pouvait certainement s’y attendre, mais c’est dur. On va faire sans eux, on va essayer d’être à la hauteur », espère le technicien qui regrette ce qui s’est passé à la mi-temps du derby entre jets de siège, envahissement de terrain et blessés.

« Quand les gens viennent voir un match en famille, ils ne viennent pas pour prendre de sièges dans la figure. C’est un spectacle et ce sont des choses qui ne devraient pas arriver. Le terrain doit être sacralisé, c’est un lieu pour les acteurs. »

Clauss ne pourra pas voir sa maman au stade

De son côté, Jonathan Clauss ​en a gros sur la patate. Pour ce match contre Strasbourg, club où il a fait toute sa formation, sa mère devait venir le voir au stade pour la première fois en Ligue 1. Sauf qu’avec le huis clos, ce ne sera pas possible. « C’est dommage parce que ma mère aurait pu me voir pour la première fois en Ligue 1. Ça aurait été un beau clin d’œil. Je n’attendais que ça depuis qu’elle m’a dit dimanche qu’elle venait. Ça me dérange un petit peu », se désole le défenseur lensois visiblement très ému.

Au-delà de ces retrouvailles familiales avortées, le joueur sait combien l’absence du public sera un vrai manque pour l’équipe. « C’est triste parce qu’on se rend compte qu’avec ce public-là tout change. C’est hallucinant la force que ça peut nous donner alors qu’on pense qu’on ne peut pas faire plus. Avec juste un grondement derrière nous, ça pousse et c’est incroyable. Le fait de ne plus l’avoir, c’est quelque chose qui nous manquera », conclut Clauss. Un sentiment partagé chez tous les joueurs et supporters lensois qui ne pourront pas communier avant au mieux le 24 octobre et la réception de Metz. La faute à la bêtise d’une minorité.