OL-Troyes : Même dos au mur, les Lyonnais poursuivent leur remontée grâce à leur « beau jeu »

FOOTBALL Menés contre le cours du jeu à la mi-temps (0-1), mercredi face à Troyes, les hommes de Peter Bosz ont livré une deuxième période enthousiasmante pour l'emporter 3-1

Jérémy Laugier
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Si Houssem Aouar a clairement manqué d'efficacité face à Troyes, Bruno Guimaraes s'est une nouvelle fois montré précieux dans l'entrejeu.
Si Houssem Aouar a clairement manqué d'efficacité face à Troyes, Bruno Guimaraes s'est une nouvelle fois montré précieux dans l'entrejeu. — Laurent Cipriani/AP/SIPA
  • En renversant Troyes avec la manière mercredi (de 0-1 à 3-1), l'OL a confirmé sa bonne dynamique actuelle, avec quatre succès sur les cinq derniers matchs officiels.
  • Même quand rien ne semble aller dans leur sens comme en première période contre l'ESTAC, les Lyonnais font preuve d'une belle force collective pour forcer la décision.
  • Avec cette victoire marquée par la classe de Lucas Paqueta et les premiers buts des recrues Xherdan Shaqiri et Emerson, l'OL remonte mine de rien à la 6e place en Ligue 1.

Au Parc OL,

71 % de possession de balle, une petite dizaine d’occasions franches gâchées (coucou Houssem Aouar) face à un Gauthier Gallon inspiré, mais aussi Stéphanie Frappart très clémente avec Karim Azamoum (15e) et Jimmy Giraudon (28e), qui auraient mérité l’expulsion… Mercredi, la première période de cet OL-ESTAC (0-1) sentait clairement la lose côté lyonnais, après l’ouverture du score de Xavier Chavalerin (formé à l’OL, tant qu’à faire) à la 45e minute. Il y avait matière à gamberger, trois jours après le cruel dénouement du Turpingate au Parc des Princes (2-1). Sauf que ce Lyon version Peter Bosz ne se saborde pas gratuitement, à la différence par exemple de son élimination sous haute tension en Coupe de France, la saison passée contre Monaco (0-2), révolté à l’époque par des décisions étranges (là aussi) de Stéphanie Frappart.

« Avant le match de ce soir, on s’était dit que si jamais on était menés, il ne fallait surtout pas s’arrêter de jouer, raconte le milieu brésilien Lucas Paqueta. C’est ce qu’on a appliqué et ça nous a permis d’inverser la tendance. » Porté par des recrues décisives, avec les premiers buts mercredi de Xherdan Shaqiri (1-1, 48e) et Emerson (2-1, 72e), l'OL a alors complètement étouffé les Troyens pour s’envoler vers un succès crucial après le coup d’arrêt face au PSG. « La défaite à Paris avait un goût amer parce qu’on avait produit du beau jeu, rappelle Lucas Paqueta. Gagner ce soir nous apporte plus de confiance. »

Emerson se montre décisif avec son « mauvais pied »

Comment pourrait-il en être autrement, au vu de cette 6e place à trois points de l’OM (2e), après quatre victoires lors des cinq derniers matchs officiels, toutes compétitions confondues. « Il y a beaucoup de qualités dans l’équipe, estime le latéral récemment champion d’Europe Emerson, auteur d’un deuxième but crucial de son « mauvais pied ». Il manquait peut-être un peu de confiance mais les résultats sont en train de venir. »

Sans surprise, Peter Bosz s’est davantage attardé sur sa méthode que sur les résultats bruts visés : « Sur les matchs de début de saison, on se créait seulement cinq ou six grosses occasions. Ce soir, on en avait déjà autant rien que dans le premier quart d’heure. Il nous manquait juste de marquer sur cette première période. »

« On joue de mieux en mieux, on le voit tous »

Dès le retour des vestiaires, Xherdan Shaqiri a soigné ce manque d’efficacité après une ouverture lumineuse de Bruno Guimaraes. « Peter nous a demandé de jouer plus rapidement afin de désorganiser la défense de Troyes, et c’est ce qui s’est produit en deuxième période », précise Lucas Paqueta. Même à 0-1 mercredi, le soutien sans faille des virages a laissé augurer une forme d’osmose non habituelle à Lyon entre l’équipe et les supporteurs.

« On joue de mieux en mieux, on le voit tous », conclut Peter Bosz. Et surtout les supporteurs des virages, déterminés à accompagner jusqu’au bout de la soirée le quasi-tour d’honneur de leur équipe. Rarement dans l’histoire de l’OL un renversement de match de Ligue 1 face à Troyes n’avait semblé aussi funky. L’effet Bosz se voit là-dessus aussi.