PSG - OL : Porté par un Paqueta en chocolat, l'OL de Bosz « progresse de match en match » malgré la défaite

FOOTBALL Les Lyonnais ont réalisé un match plus qu’encourageant malgré la défaite (2-1), dimanche soir, au Parc face au PSG

Aymeric Le Gall
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Lucas Paqueta a éclaboussé le Parc de sa classe dimanche soir.
Lucas Paqueta a éclaboussé le Parc de sa classe dimanche soir. — FRANCK FIFE / AFP

Au Parc des Princes,

Après un début de saison qui n’a pas été loin de friser la faute professionnelle, l’OL va beaucoup mieux depuis quelques matchs. Et ce n’est pas la défaite (sur un fil) de dimanche au Parc des Princes qui nous fera penser le contraire. Après s’être longtemps montrés brouillons et très légers, notamment sur le plan défensif (sept buts encaissés lors de trois premiers matchs), les Lyonnais semblent en effet avoir peu à peu assimilé les méthodes et la philosophie de Peter Bosz. Porté par un Lucas Paqueta qui pourrait convertir au football à un puriste texan fan de NFL, Lyon a longtemps embêté le PSG, en pressant haut et fort quand il n’avait pas le ballon, et en ne manquant pas une occasion de se projeter sur les buts de Donnarumma à la récupération du ballon.

S’il peut parfois avoir des mots forts (voire durs) à l’encontre de ses joueurs, comme ce fut le cas lors de l’histoire de la banderole des ultras, le nouveau coach lyonnais sait aussi se montrer dithyrambique quand les circonstances s’y prêtent. Ce qui était le cas dimanche soir dans l’auditorium du Parc après la défaite : « Je pense qu’on ne mérite pas de perdre aujourd’hui, honnêtement. On a vu un vrai match, on n’a pas eu peur de jouer haut et de presser, même si ce n’est pas toujours possible contre une équipe comme le PSG. » Surtout, ce qui ravit l’ancien coach de Leverkusen, c’est que « la dynamique de jeu se poursuit ». « On a joué la meilleure équipe de Ligue 1 jusque-là, et quand tu fais ce match-là avec le ballon, mais aussi sans ballon, avec une bonne organisation, un bon pressing, tu peux être satisfait. Je sens qu’on progresse de match en match. J’ai presque vu notre match référence », a-t-il poursuivi.

La VAR en glisse une belle aux Lyonnais

Sans une (non) intervention de la VAR menant à l’égalisation de Neymar sur péno, l’OL semblait parfaitement en mesure de venir prendre les trois points au Parc comme la saison passée. S’il a d’abord cru à une faute de son jeune loup Malo Gusto (« Malo a dix-huit, alors quand je l’ai vu tacler dans les 18 mètres… »), Bosz a bien dû se rendre à l’évidence.

« Après le match, j’ai vu sur les images que ce n’est pas Malo qui fait la faute, c’est Neymar qui fait faute, qui a la main au-dessus. C’est une faute de Neymar. Je pensais qu’il avait fait un tacle, mais ce n’est pas un tacle, ce n’est absolument pas une faute de ce jeune joueur. Je comprends que l’arbitre puisse passer à côté de ça, mais la VAR qui a toutes les images… C’est énervant. »

Finalement, à part le relâchement coupable en fin de match, où sa défense « a mal défendu » sur Mauro Icardi, le technicien néerlandais n’a rien trouvé à redire à la performance de son équipe. Après la belle victoire à Glasgow ​dans la semaine, la révolution tactique et philosophique qu’il rêve d’instaurer à Lyon semble doucement prendre forme. Comme il l’a souligné dimanche soir, face à Paris « il n’y a que le résultat qui est mauvais ». En attendant, c’est bien le PSG qui trône en tête de Ligue quand l’OL stagne à la neuvième place. Le football est (au moins temporairement) cruel.