Football : Le président du Benfica Lisbonne, en garde a vue dans une affaire d'escroquerie, quitte provisoirement ses fonctions

JUSTICE Ce n'est pas la première fois que Luis Felipe Vieira a affaire à la justice

X. R.
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Luis Felipe Vieira remet le trophée de champion du Portugal à son capitaine Luisao en 2017.
Luis Felipe Vieira remet le trophée de champion du Portugal à son capitaine Luisao en 2017. — MIGUEL RIOPA / AFP

En garde à vue depuis deux jours pour des soupçons d’escroquerie, le président du Benfica Lisbonne, Luis Felipe Vieira, s’est retiré de ses fonctions provisoirement vendredi. Dans un communiqué, le club a annoncé que l’ancien international Rui Costa, déjà successeur désigné de Vieira, remplacerait ce dernier "durant cette période de suspension".

A la tête des Aigles depuis 2003, Vieira a déjà été visé, directement ou indirectement, par la justice portugaise ces dernières années pour des affaires de blanchiment d’argent, fraude fiscale, escroquerie et de trafic d’influence.

Carton rouge

L’affaire qui a mené à sa mise en garde à vue mercredi est surnommée "Carton rouge" au Portugal. Les autorités ont mené une quarantaine de perquisitions dans les régions de Lisbonne et Braga, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons d’abus de confiance, escroquerie aggravée, falsification, fraude fiscale et blanchiment d’argent, selon le Ministère public. En cause, "des affaires et des opérations de financement d’un montant total supérieur à 100 millions d’euros qui peuvent avoir provoqué des pertes élevées pour l’Etat et plusieurs sociétés", a précisé le parquet.

En plus du président de Benfica, l’enquête a débouché sur l’arrestation de trois autres suspects : le fils aîné de M. Vieira, un homme d’affaires qui est aussi le premier actionnaire individuel de la société anonyme sportive du Benfica, et un avocat qui agissait comme intermédiaire dans le transfert de joueurs. Selon plusieurs médias locaux citant des éléments du dossier, Luis Filipe Vieira aurait lésé le club, l’Etat portugais et la banque Novo Banco, auprès de laquelle il avait réalisé d’importants emprunts.