Bordeaux-Lens : « Une espèce de délivrance »... Les Girondins tout proches du maintien en Ligue 1

FOOTBALL Grâce à leur large victoire sur les Sang et Or (3-0), les Bordelais sont pratiquement sauvés

Clément Carpentier

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Les Bordelais ont laissé éclaté leur joie face à Lens.
Les Bordelais ont laissé éclaté leur joie face à Lens. — Romain Perrocheau / AFP
  • Les Girondins de Bordeaux se sont imposés largement face à Lens (3-0) lors de la 37e journée de Ligue 1.
  • Avec cette victoire, ils assurent pratiquement leur maintien avant le dernier match à Reims, dimanche prochain.
  • Il faudrait un incroyable concours de circonstances pour voir les Marine et Blanc finir barragiste.

Au Matmut Atlantique,

Cela aura duré quelques secondes. Sans doute une éternité pour certains supporteurs bordelais. Ce dimanche soir, il était 21h31 quand l’ouverture du score de Lorient face à Metz envoyait virtuellement les Girondins à la place de barragiste de la Ligue 1. Une place que les Marine et Blanc n’occuperont finalement que moins d’une minute, le temps que  Ui-jo Hwang leur donnent l’avantage en transformant son penalty et leur permettent de remonter à la 14e place. Ce lundi matin, l’attaquant coréen et ses coéquipiers occupent toujours cette place après leur large victoire face au RC Lens (3-0).

Les Bordelais ont en effet fait un immense pas vers le maintien grâce à cette deuxième victoire d’affilée à domicile après Rennes, il y a deux semaines. Mais même s’ils ont atteint la barre symbolique des 42 points avec ce succès, ils ne sont toujours pas mathématiquement sauvés avec seulement deux points d’avance sur la zone rouge avant le dernier match de la saison à Reims, dimanche prochain. Ils ne leur manquent pas grand-chose mais « c’est le presque [maintenu] qui dérange » encore Jean-Louis Gasset.

Ui-jo Hwang, l'attaquant des Girondins de Bordeaux.
Ui-jo Hwang, l'attaquant des Girondins de Bordeaux. - Romain Perrocheau / AFP

Malgré tout, l’entraîneur des Girondins a vécu « une espèce de délivrance » face aux Lensois notamment au moment du but du break inscrit par Youssouf Sabaly, auteur de son premier but depuis 2016, puis de celle-ci de Mehdi Zerkane qui viendra clôturer le score dans les arrêts de jeu.

Il faudrait un cataclysme pour se retrouver barragiste

« Ce soir, il fallait des hommes sur le terrain. Il fallait une réaction énorme car on était dos au mur [après la fessée reçue à Nantes la semaine dernière] et c’est pour ça que je suis extrêmement fier de l’équipe aujourd'hui », savourait Loris Benito. Le défenseur suisse avoue avoir vu « beaucoup de joueurs faire des prières » avant ce match capital pour l’avenir du club. Il explique aussi le changement d’état d’esprit « par la peur de voir son nom collé à la possible descente du club et ça, ce sont des choses qui te suivent toute ta carrière ». Son entraîneur, lui, parle d’une « prise de conscience » face à l’importance du moment :

Dans la vie, il faut toujours combattre. Il faut toujours y croire. On a fait une saison galère et on n’a pas pris beaucoup de plaisir mais quand tout le monde est sur la même longueur d'onde et dans le même état d'esprit, ça donne ce que l'on a fait »

D’ailleurs, il a vu de nombreux joueurs finir la rencontre complètement cuits. Et ce n’est pas toujours arrivé cette saison !

Celui qui a sûrement pris « cinq ans en une saison » selon Loris Benito et vécu « la pire saison de sa carrière sur le plan extra-sportif en trente-six ans de métier » dixit ses propres mots va maintenant préparer le dernier épisode de cette saison. Un épisode peut-être un peu mois stressant que prévu. Comme Jean-Louis Gasset le souligne, il faudrait désormais « un concours de circonstances » assez fou pour voir les Girondins finir barragiste. Il faut tout d’abord que les Girondins perdent par au moins trois buts d'écart à Reims puis que dans le même temps Brest gagne ou fasse match nul face au PSG, que Strasbourg et Lorient se neutralisent et enfin que Nantes gagne face à Montpellier.