Equipe de France : Un doublé Mondial-Euro « ne se fait pas en claquant des doigts », prévient Deschamps

FOOTBALL Les Bleus font partie des favoris mais leur statut de champions du monde n'offre évidemment aucune garantie

N.C. avec AFP

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Didier Deschamps lors de France-Ukraine le 24 mars 2021.
Didier Deschamps lors de France-Ukraine le 24 mars 2021. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

L'Euro, c’est dans un mois maintenant. A quelques jours (le 18 mai) de livrer sa liste des 26 joueurs retenus pour disputer la compétition, Didier Deschamps a accordé un entretien à l’AFP dans lequel il évoque les chances de doublé de l'équipe de France. Les champions du monde en titre comptent parmi les favoris du tournoi continental, mais figurent dans un groupe extrêmement relevé au premier tour avec l’Allemagne, le Portugal et la Hongrie.

« Les autres nations ne dorment pas »

« Deux ans au plus haut niveau, c’est énorme, même si dans la vie, ce n’est pas beaucoup… L’attente est évidemment importante de par le succès qu’on a connu. C’est l’objectif de ce groupe, de cette génération-là, a répondu Deschamps. On ne pourra pas enlever ce qu’on a fait, c’est indélébile, mais il faut se dire que ça ne s’arrête pas, qu’il y a d’autres choses à aller chercher. »

Gagner des titres, « cela ne se fait pas en claquant des doigts. Les autres nations progressent, travaillent, elles ne dorment pas. L’ambition doit être là. Quand on commence une compétition, on veut aller le plus loin possible », affirme l’ancien capitaine des Bleus, vainqueur du Mondial 1998 et de l’Euro 2000 quand il était joueur.

« C’est très, très difficile d’arriver au très haut niveau. Mais c’est encore plus difficile de s’y maintenir. Il faut de la remise en question. On ne peut pas être plus haut, la qualité est là, mais cela tient à peu de choses aussi parfois », relativise Deschamps.

Depuis le Mondial 2018, les Bleus n’ont connu que trois défaites en vingt-huit matchs, malgré des changements tactiques réalisés à l’automne pour élargir la palette de l’équipe. Le schéma en 4-4-2 qui a fait la solidité des Français en Russie a ainsi parfois été mis de côté. « C’était le moment de le faire. Ça me donne plus de réponses, mais pas plus de certitudes. Dans le football, il n’y en a pas, elles sont vite balayées. J’ai des convictions, je sais ce qu’on fait bien, on a des automatismes qui nous ont amenés à un résultat. On peut s’appuyer là-dessus, mais ce n’est pas dit que cela se répète », développe le technicien de 52 ans.

Début du stage le 26 mai

Pour sa 100e sélection sur le banc tricolore, en novembre 2019 à Tirana (victoire 2-0 contre l’Albanie), Deschamps a par exemple mis en place une défense à trois inédite. « J’ai senti que c’était le moment de bousculer (les habitudes) », répond-il, vantant « la capacité et l’intelligence » des joueurs à sa disposition. « Ce n’est pas tout de surprendre l’adversaire, il ne faut pas se surprendre soi-même », poursuit-il en évoquant « toujours des décisions prises par rapport à un groupe, une situation, un adversaire ».

Le stage de préparation des Bleus débutera le 26 mai au centre d’entraînement de Clairefontaine, avant deux rencontres amicales contre le pays de Galles, le 2 juin à Nice, puis la Bulgarie le 8 juin au Stade de France.