Super Ligue : La banque JP Morgan admet avoir « clairement mal évalué » la réaction des supporters

FOOTBALL Censée financer le lancement de la Super Ligue, la banque américaine JP Morgan est sortie du silence ce vendredi

A.L.G.

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Le siège de JP Morgan, à New York.
Le siège de JP Morgan, à New York. — STAN HONDA / AFP

Muette jusqu’ici, la banque américaine JPMorgan censée financer le lancement de feu la Super Ligue, a tout de même fini par sortir du silence. Dans un communiqué de presse laconique, celle-ci a reconnu vendredi avoir « clairement mal évalué » le projet de sécessionniste imaginé par le duo Pérez-Agnelli.

« Nous avons clairement mal évalué comment cette opération serait perçue par le monde du football au sens large et l’impact qu’il aurait à l’avenir. Nous en tirerons les leçons », a déclaré un porte-parole de JPMorgan. C’est assez cocasse de voir la holding basée à New York, impliquée dans de nombreux scandales ces dernières décennies (dont la très médiatique affaire Madoff) et en grande partie à l’origine de la crise des subprimes en 2008, nous expliquer qu’elle va apprendre de ses erreurs. Mais bon, le bénéfice du doute, tout ça, tout ça.

Un prêt de quatre milliards d’euros était dans les tuyaux

En revanche, la banque ne précise pas explicitement si elle coupe les ponts avec la Super Ligue. Selon le texte d’une décision en référé rendue mardi par le tribunal de commerce de Madrid, le prêt convenu le 17 avril était de 3,983 milliards d’euros. JPMorgan avait par ailleurs publiquement annoncé qu’elle finançait la compétition, la Super Ligue ayant notamment prévu un versement initial de 3,5 milliards d’euros à se partager entre les douze clubs fondateurs.

Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que le prêt envisagé s’accompagne de beaucoup de conditions que la Super Ligue ne semble désormais pas en mesure de respecter. Florentino Perez, le président du Real Madrid et premier président de la Super Ligue, a fait savoir pour sa part dans la nuit de mercredi à jeudi que le projet était en « stand-by » et non pas complètement abandonné.