OL-Stade Rennais : « Mentalement, on est là », assure Alfred Gomis, malgré une cinquième défaite de rang

FOOTBALL Les Rennais ont concédé, mercredi au Parc OL (1-0), leur cinquième consécutif, toutes compétitions confondues. Une spirale très négative qui a poussé Julien Stéphan à démissionner lundi

Jérémy Laugier

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Eduardo Camavinga a illustré la fragilité rennaise, lors de sa demi-heure sur la pelouse du Parc OL mercredi.
Eduardo Camavinga a illustré la fragilité rennaise, lors de sa demi-heure sur la pelouse du Parc OL mercredi. — PHILIPPE DESMAZES / AFP
  • En attendant l’officialisation de Bruno Genesio dans les prochains jours, les joueurs rennais ont subi une nouvelle défaite, mercredi à Lyon (1-0).
  • Plutôt solides défensivement en première période, les partenaires de Clément Grenier ont ensuite subi une grosse pression après la pause.
  • Pour l’entraîneur du soir Philippe Bizeul, « les valeurs de solidarité, d’abnégation et de courage sont réelles ».

Au Parc OL,

Entre les 2 points pris sur 21 possible en Ligue 1 depuis le 24 janvier, les cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues, et la démission inattendue de Julien Stéphan lundi, la spirale de la lose repointe officiellement le bout de son nez au Stade Rennais. Coachés par Philippe Bizeul, mercredi au Parc OL (1-0), en attendant l’officialisation de l’ex-Lyonnais Bruno Genesio sur le banc, les Bretons (10es) n’ont pas montré grand-chose. Ils ont souvent confisqué le ballon (53,3 % de possession) mais ils n’ont su cadrer qu’un tir, à savoir une opportunité totalement écrasée par Steven Nzonzi, au bout d’une contre-attaque (70e).

Illustrée par les raids mal conclus de Jérémy Doku devant et un milieu de terrain submergé en deuxième période, surtout avec l’entrée en jeu très décevante d’Eduardo Camavinga (60e), la fragilité rennaise a encore éclaté au grand jour dans le Rhône. « Mentalement, on est là, assure pourtant le gardien breton Alfred Gomis. On a essayé d’être solidaires et on va tenter de trouver la recette pour nous en sortir, car on a des ambitions. »

Le capitaine Damien Da Silva laissé sur le banc

Celle de rester dans la course aux places européennes pourrait vite devenir de l’histoire ancienne, Lens (5e) comptant désormais six points d’avance sur le Stade Rennais. Philippe Bizeul évoque simplement « quelques petits dérèglements » au fil d’un match ayant basculé tard, avec le but d’Houssem Aouar (1-0, 74e).

Le jeune défenseur rennais Gerzino Nyamsi tente ici de résister à Karl Toko Ekambi. PHILIPPE DESMAZES
Le jeune défenseur rennais Gerzino Nyamsi tente ici de résister à Karl Toko Ekambi. PHILIPPE DESMAZES - AFP

Outre la présence sur le banc d’Eduardo Camavinga au coup d’envoi, l’ancien adjoint de Julien Stéphan a surpris en ne faisant pas du tout appel mercredi au capitaine de la saison, Damien Da Silva. Au vu des faibles intentions offensives de son équipe, on n’a pas perçu le moindre choc psychologique qui accompagne d’habitude un changement d’entraîneur.

« Rassembler toutes les énergies des garçons »

« C’est une période creuse, on ne va pas le nier, admet Philippe Bizeul. Par contre, les valeurs de solidarité, d’abnégation et de courage de ce groupe sont réelles. J’ai vu des joueurs abattus dans le vestiaire car ils avaient beaucoup donné et beaucoup tenté. » L’ancien coach de l’équipe réserve lyonnaise (N2) la saison passée insiste sur le vide laissé par le départ de Julien Stéphan.

« On s’est beaucoup mobilisés avec le staff pour recréer une dynamique et une ambiance après ce choc qu’il ne faut surtout pas négliger, précise-t-il. Notre intention était de rassembler toutes les énergies des garçons. Julien avait un impact important, c’était le guide. Et quand on perd son guide, on est un peu perdus. » Si seul le départ du coach Stéphan avait plongé les joueurs dans le doute, la course au podium ne serait pas devenue un lointain souvenir.