Juventus-OL : Méconnaissables puis renversantes, les Lyonnaises assurent l’essentiel à Turin grâce à « un fort mental »

FOOTBALL Les Lyonnaises ont longtemps été menées 2-1, ce mercredi en Italie, avant de remporter leur périlleux 16e de finale aller de Ligue des champions (2-3) grâce à Melvine Malard et Saki Kumagai

Jérémy Laugier

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Amandine Henry et Wendie Renard, ici lors de la défaite en D1 le mois dernier contre le PSG.
Amandine Henry et Wendie Renard, ici lors de la défaite en D1 le mois dernier contre le PSG. — FRANCK FIFE / AFP

Neuf succès avec 52 buts inscrits et seulement deux encaissés, c’était le monstrueux bilan des Lyonnaises lors de leurs neuf dernières entames de Ligue des champions à l’extérieur. Mais face à une opposition bien plus consistante, ce mercredi à Turin, les quintuples tenantes du titre ont vraiment souffert lors de ce 16e de finale aller contre la Juventus (2-3).

Battu à Paris (1-0) le 20 novembre lors du sommet de la D1, l’OL a encore semblé être dans un jour sans en première période. Et ce à l’image des deux grossières erreurs défensives d’Ellie Carpenter, bien trop attentiste sur la tête de Lina Hurtig (1-0, 16e), puis de Kadeisha Buchanan, buteuse contre son camp (2-1, 37e).

« On peut compter sur ce banc »

« Prendre deux buts, ça ne nous convient pas, c’était étrange, reconnaît Jean-Luc Vasseur. Mais les filles ont fait preuve d’une grande résilience et d’un fort mental. » Car jusque-là malmenées malgré un penalty litigieux transformé par Wendie Renard (1-1, 30e), elles ont eu le mérite de réagir après la pause. Melvine Malard, tout juste entrée en jeu (2-2, 68e) puis Saki Kumagai (2-3, 88e) ont ainsi offert à l’OL un succès à l’arraché.

« Les rentrantes ont apporté beaucoup d’énergie positive et de talent, retient l’entraîneur lyonnais. On peut compter sur ce banc. » Il ne sera pas de trop, mardi prochain (19 h) pour un match retour à Décines s’annonçant plus indécis que prévu. Si leur domination sans partage pouvait parfois nous pousser à en douter, cette sixième couronne européenne consécutive sera peut-être la plus dure à aller conquérir pour les Lyonnaises au vu des progrès de la concurrence.