Coronavirus: Pour Aulas, il n’est « peut-être pas trop tard » pour changer d’avis et reprendre la Ligue 1

FOOTBALL L'annonce de la reprise du championnat allemand dès le 15 mai a reboosté le président de l'OL

N.C.

— 

Le président de l'OL Jean-Michel Aulas et la patronne de la LFP Nathalie Boy de la Tour, le 7 10 2018 au Parc des Princes.
Le président de l'OL Jean-Michel Aulas et la patronne de la LFP Nathalie Boy de la Tour, le 7 10 2018 au Parc des Princes. — FRANCK FIFE / AFP

Les Allemands ont tapé fort, mercredi soir, en annonçant la reprise de la Bundesglia dès le 15 mai. C’est encore plus tôt que les scenarii les plus optimistes. De quoi rendre Jean-Michel Aulas encore plus fou qu’il ne l’était déjà. Et plus combatif. Le président de l’OL n’en démord pas, la LFP s’est trompée en annonçant l’arrêt de la Ligue 1 et il faut tout faire pour changer ça. Il s’en est expliqué dans L’Equipe ce jeudi :

« On est dans un mauvais chemin, ce n’est peut-être pas trop tard pour essayer d’imaginer, au regard de ce qui se passe partout en Europe, quelque chose qui soit cohérent sur le plan politique : on avait jusqu’à fin août et peut-être même début septembre pour terminer. J’ai fait un petit calcul cet après-midi : les pertes, pour le foot français, friseraient les 700 millions d’euros du fait de cette décision. »

Pour JMA, ne pas reprendre mettrait à mal la compétitivité des clubs français pour un long moment. « Les décisions qui ont été prises peuvent pousser le foot français dans une situation catastrophique, assène-t-il. C’est un cri d’alarme. »

Mais casser la décision de la Ligue - prise après injonction de l'Etat - et envisager de jouer les dernières journées de championnat est-il tout simplement possible, alors que le PSG ​a été sacré champion de France, et que les descentes et montées entre la L1 et la L2 ont été actées ? On ne sait pas, et le président lyonnais non plus. Ce dernier se plaint de ne pas avoir reçu le procès-verbal du conseil d’administration qui a entériné la décision. « C’est étrange, dit-il. (…) Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. »