OL-RC Strasbourg : « Ça devient très urgent »… Ce Lyon-là ne peut pas prétendre à la Ligue des champions

FOOTBALL Les Lyonnais ont concédé un nouveau nul (1-1), ce dimanche, face à des Alsaciens tout près de l’emporter dans les derniers instants

Jérémy Laugier
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Ici à la lutte avec Majeed Waris, Maxence Caqueret est conscient des lacunes collectives de cet OL. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Ici à la lutte avec Majeed Waris, Maxence Caqueret est conscient des lacunes collectives de cet OL. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP
  • L’OL poursuit sa mauvaise série en Ligue 1 avec un triste nul, ce dimanche à domicile, contre Strasbourg (1-1).
  • Il a suffi d’une égalisation de Kévin Zohi juste avant la pause pour plomber des Lyonnais bien malades, qui auraient pu s’incliner dans les cinq dernières minutes de jeu.
  • Maxence Caqueret et surtout Anthony Lopes livrent un constat réaliste après cette nouvelle contre-performance, qui place désormais l’OL à une inquiétante 11e place, à 18 longueurs de l'OM (2e).

Au Parc OL,

Pour une équipe 17e de Ligue 1 à domicile avant ce week-end, un match nul (1-1) contre Strasbourg (6e) ferait presque figure de bonne opération au Parc OL. Surtout au vu des deux poteaux heureux (Kenny Lala et Dimitri Lienard) subis dans les cinq dernières minutes d’une rencontre jusque-là insipide. Un constat si régulier que la 11e place des Lyonnais ce dimanche ne peut être que méritée après 25 journées de championnat.

Qualifiée de « grosse déception » par Maxence Caqueret, cette énième contre-performance, avec seulement cinq tirs (deux cadrés) à la clé, n’a pas été masquée par les joueurs. « On a manqué de mouvement et de justesse technique, indique ainsi le jeune milieu relayeur. On a eu des possibilités de frappes ou de passes qu’on n’a pas tentées. » Un manque de créativité, d’audace et de fluidité confirmé par Rudi Garcia, alors que l’OL n’avait pas connu un aussi mauvais classement aux deux tiers de la saison depuis 24 ans.

« On ne peut pas espérer grand-chose aujourd’hui »

« C’est insuffisant dans l’animation offensive, explique l’entraîneur lyonnais, qui a préféré se passer de la recrue brésilienne Bruno Guimaraes, sur le banc ce dimanche. Pour un match à domicile, on n’a pas assez pesé sur les événements et on a souffert de trop de fautes techniques. » Un constat qui a provoqué la vive réaction d’Anthony Lopes, inquiet face à la 11e place des siens.

Le classement était sur les écrans dans le vestiaire après le match et j’ai vu certains visages : je pense que tout le monde est touché. C’est à nous d’amener l’OL où il doit être en montrant un tout autre visage. On ne peut pas espérer grand-chose vu notre performance aujourd’hui. Pour le podium, ça devient clairement compliqué et très très urgent. Tant que mathématiquement c’est possible, on va y croire. Mais là, on trouve le moyen de subir l’égalisation juste avant la pause… Ce but nous a mis un sacré coup de massue. »

« Je me suis bien gardé de parler d’enjeu avant le match »

Bien lancés par une tête plongeante de Bertrand Traoré (1-0, 21e), les Lyonnais sont donc à ce point fragiles que le but de Kévin Zohi (1-1, 43e) leur a plombé la deuxième période ? « Aujourd’hui, je me suis bien gardé de parler d’enjeu avant le match parce que je me demandais si ce n’est pas ce qui bloquait un peu les joueurs, avoue Rudi Garcia. Nous devons être capables de surmonter cette égalisation. »

C’est dire à quel point le niveau de confiance de cet effectif n’a pas été spécialement gonflé par les récentes qualifications pour la finale de la Coupe de la Ligue et pour les demies de la Coupe de France.

« On n’a pas dit adieu au podium »

La veine tentative de méthode Coué de Jean-Michel Aulas, ce dimanche sur Twitter, n’empêche pas un constat : Lyon n’a pris que deux points sur 12 lors des quatre derniers matchs en L1 et le podium est à sept longueurs. Quant à l’OM (2e), malgré un effectif très court et quasiment identique à sa dernière saison désastreuse avec Rudi Garcia, il est totalement hors d’atteinte pour les Lyonnais (à 18 points).

Cette spirale négative incite-t-elle à tirer un trait sur l’objectif classique de Ligue des champions, à 13 journées de la fin ? « Non, on n’a pas dit adieu au podium, assure Maxence Caqueret. On sait qu’on a l’effectif pour remonter au classement. On a tous conscience que ça va être dur mais on va le faire. On va essayer de le faire en tout cas. » La différence sémantique est de taille pour cet OL vraiment dans le dur.