OL-Losc : Au bout d’une demie galère, les Lyonnais arrachent aux tirs au but leur première finale depuis six ans

FOOTBALL A la peine dans le jeu, les partenaires d'Houssem Aouar ont tout de même obtenu leur ticket pour la finale de la Coupe de la Ligue en éliminant le Losc (2-2, 4-3 aux tirs au but)

Jérémy Laugier

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Les Lyonnais félicitent ici Moussa Dembélé, premier buteur ce mardi. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Les Lyonnais félicitent ici Moussa Dembélé, premier buteur ce mardi. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

Au Parc OL,

A tous ceux craignant d’être nostalgiques de cette brave Coupe de la Ligue dans les prochains mois, infligez-vous en boucle cet OL-Losc attendue comme une demi-finale haletante de l’épreuve ce mardi. Au bout d’un triste match (malgré le 2-2), les Lyonnais ont remporté aux tirs au but (4-3) leur ticket pour le Stade de France le 4 avril face au vainqueur de Reims-PSG.

Un niveau de jeu effarant

Choisissez votre match cauchemar entre le OL-Losc de Ligue 1 en décembre (0-1, cinq tirs cadrés au total) et cette demi-finale. C’est simple : les gardiens Ciprian Tatarusanu et Léo Jardim ont touché plus de ballons que les attaquants Moussa Dembélé et Victor Osimhen en première période (15 contre 12 et 11 contre 10). Et ce sans effectuer le moindre arrêt décisif, c’est dire. La palme de la médiocrité revient aux Lyonnais, incapables de ressortir un ballon propre face au pressing lillois, à l’image d’un trio Mendes-Aouar-Caqueret perdu au milieu. Ils ont eu pour principal mérite dans le premier acte de savoir profiter d’un penalty offert par Gabriel de la main et transformé par Moussa Dembélé (1-1, 17e).

De rares éclairs pour Sanches et Traoré

Renato Sanches avait lancé son retour en forme à un étonnant poste de milieu droit, le 3 décembre au Parc OL. L’international portugais a confirmé ce mardi qu’il pouvait être un homme clé de la seconde partie de saison lilloise. Tout en vivacité, la révélation de l’Euro 2016 a en plus ouvert le score d’une jolie frappe des 20 mètres (0-1, 12e). Côté lyonnais, les rares éclaircies offensives sont elles aussi venues de la droite, via un Bertrand Traoré en nets progrès, à l’image d’un spectaculaire ciseau non cadré (38e) et de deux autres frappes dangereuses (42e et 55e).

Tatarusanu sauve l’OL

Quand Lyon est dos au mur cette saison, Houssem Aouar peut se muer en homme providentiel. Inconsistant une grande partie du match, le milieu de 21 ans a comme contre Leipzig (2-2) cru être le héros de la demie en expédiant une superbe frappe victorieuse dans le money time (2-1, 85e). Mais après un tacle trop engagé de Rafael sur Jonathan Bamba, le Losc a arraché une séance de tirs au but grâce à une panenka de Loïc Rémy (2-2, 90e+3). Ciprian Tatarusanu a alors joué les héros improbables en repoussant la tentative de Jonathan Bamba, avant que Renato Sanches ne cadre pas la sienne (4-3). Et voilà au bout de l’ennui l’OL fier de retrouver le Stade de France, six ans après.