RC Strasbourg : « Avant Noël, on frappait les yeux fermés et ça rentrait », regrette Thierry Laurey après la défaite à Metz

FOOTBALL Le Racing a dominé, a eu des occasions... mais n'en a mis aucune au fond en Lorraine

Thibaut Gagnepain

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Kenny Lala a eu une énorme occasion de but en première période... mais n'a pas concrétisé.
Kenny Lala a eu une énorme occasion de but en première période... mais n'a pas concrétisé. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
  • Les Strasbourgeois se sont inclinés 1-0 dans le derby du Grand-Est samedi à Metz.
  • Le pire ? Ils ont eu de nombreuses opportunités de marquer mais il a manqué à chaque fois quelque chose.
  • Les absences sur blessures peuvent expliquer ce manque d’efficacité mais pas uniquement.

Au stade Saint-Symphorien,

Quatorze tirs dont trois cadrés et zéro but. Ces trois chiffres résument à peu près tout du match du Racing, samedi à Metz. Les Strasbourgeois ont su créer le jeu, s’approcher de la cage d’Oukidja… puis se manquer dans les grandes largeurs.

Les plus gros ratés sont à mettre au débit de Lala, lancé seul face au gardien grenat (31e), et Djiku, dont la reprise de la tête à bout portant a encore trouvé Oukidja (86e). Mais eux, ils ont au moins tiré en direction du but ! Les autres se sont souvent contentés d’arroser autour, comme Carole, Sissoko ou Fofana. Sans parler de tous ces centres, sur coups de pied arrêtés ou non, qui n’ont jamais trouvé de destinataire.

« Faut tuer la bête »

Les Alsaciens ont énormément gâché en Lorraine et l’ont payé par une défaite improbable (1-0). « Quand tu maîtrises le match et que tu as autant d’occasions, faut tuer la bête », a résumé avec ses mots Thierry Laurey après la partie. L’entraîneur strasbourgeois avait « en travers de la gorge » le résultat du match mais aussi « le manque d’efficacité » de ses joueurs.

Comme à Reims mardi en Coupe de la Ligue, où les Alsaciens avaient finalement été éliminés aux tirs au but. Après s’être encore procuré les meilleures opportunités. « Il y a des périodes dans une saison où rien ne vous réussit, on va souhaiter que cela cesse rapidement », déplore le technicien. « Avant Noël, on frappait les yeux fermés et ça rentrait… »

« Il nous a manqué un brin de fougue »

Les blessures de nombreux joueurs peuvent expliquer cette impuissance actuelle. Samedi, Ajorque a semblé bien seul devant en l’absence de Mothiba et Da Costa. L’entrée de Zohi n’y a rien changé. Au milieu, la patte gauche de Liénard a aussi manqué, tout comme les ouvertures et la lecture de jeu de Caci derrière. Mais ça ne justifie pas tout.

« Il nous a manqué un brin de fougue et ce petit truc qui nous aurait permis de marquer un but », a résumé Alexander Dijku sans vouloir taper sur personne. Son coach non plus ne voulait pas accabler un secteur en particulier. « On va remobiliser tout le monde, a-t-il lancé. Il y a déjà de bonnes bases de travail car on se crée des occasions. Maintenant, il faut passer à l’étape supérieure et les mettre au fond. »

« Si on n’est pas efficace, on ne verra pas la première moitié de tableau »

Comment faire ? A en croire Thierry Laurey, un gros travail sur le sujet sera effectué en stage à Murcie (Espagne), de lundi à jeudi. « A partir de la vidéo mais aussi de discussions. Etre entre nous va nous permettre d’échanger pour voir comment on peut améliorer ça », indique l’entraîneur, sûr d’une chose. « Si on n’est pas efficace, on ne verra pas la première moitié de tableau (de Ligue 1) ».

Elle s’est légèrement éloignée en Moselle, mais pas irrémédiablement. Dans deux semaines, les Alsaciens se déplaceront chez un vrai concurrent direct au Top 10, Monaco. Où ils auront peut-être moins d’occasions…