Bordeaux-OL : « Il est interdit de lâcher »… C’est grave docteur pour les Girondins ?

FOOTBALL Battu par l’OL, Bordeaux enchaîne une quatrième défaite d’affilée en Ligue 1

Clément Carpentier

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Les Girondins de Basic n'avancent plus.
Les Girondins de Basic n'avancent plus. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Les Girondins s’inclinent au Matmut Atlantique face à l’OL (2-1).
  • Au-delà de la défaite, c’est l’attitude des Bordelais qui inquiète de plus en plus.
  • Paulo Sousa a élevé le ton, comme son capitaine Benoît Costil après la rencontre.

Le patient bordelais inquiète de plus en plus. Depuis début décembre, son état ne fait que s’aggraver. Et ce n’est pas le sursaut en Coupe de la Ligue (victoire contre Le Mans) qui va rassurer ses supporters. Ce samedi, il a rechuté et pas qu’un peu. Largement dominés par L’OL, les Girondins se sont de nouveau inclinés à domicile (2-1). C'est la quatrième défaite de suite en Ligue 1. Oui, oui, le patient va mal.

Au-delà du niveau technique affligeant une nouvelle fois, ce sont les têtes bordelaises qui inquiètent aujourd’hui. « Je pense qu’on manque de confiance. C’est normal quand tu commences à perdre un, deux, trois, quatre matchs… Elle baisse très vite. C’est très dur », reconnaît un lucide Otavio. A l’image de son équipe, le milieu de terrain brésilien n’est plus du tout à son niveau du début de saison. Pire, certains de ses coéquipiers interrogent par leur attitude.

Paulo Sousa vise l’attitude de certains joueurs

Une attitude qui n’a bien sûr pas échappé à Paulo Sousa. Alors après la rencontre, l’entraîneur portugais n’y est pas allé par quatre chemins : « Quand je suis arrivé ici, tout le monde m’a dit : Bordeaux, c’est le Club Med. Il faut changer ça. Il faut développer une autre culture. Certains se croient déjà arrivés alors qu’il leur reste beaucoup à faire ». C’est clair, net et précis.

Rémi Oudin sous le maillot des Girondins.
Rémi Oudin sous le maillot des Girondins. - NICOLAS TUCAT / AFP

S’il ne compte « pas élever le ton » dans les prochains jours car il « préfère la discussion », il rappelle ses joueurs à leurs devoirs : « Pour jouer à Bordeaux, il faut avoir une attitude. Tout le monde devrait être comme Laurent (Koscielny). Au-delà de ses qualités, il a un comportement irréprochable, donne tout. Il faut prendre exemple sur lui. » Il serait temps, car les Girondins sont en train de s’enfoncer sérieusement dans le ventre mou de la Ligue 1. Pour l’instant, ils ne sont même pas invités dans la course à l’Europe.

Un malade conscient de son état

Dans tout ça, il y a tout de même une lueur d’espoir pour rétablir le patient bordelais. Il semble conscient de son état, à l’image de Benoît Costil. Le gardien de but et capitaine a été l’auteur d’une prise de parole très forte dans le vestiaire à la fin de la rencontre :

« On ne va pas péter les plombs maintenant mais il est interdit, je dis bien il est interdit de lâcher ! C’est trop facile d’être bien, joyeux quand tout va bien mais les vrais bonhommes, on les voit dans les moments difficiles. Alors pas de doute, pas de psychose mais il faut faire mieux. »

Il en a aussi profité pour rappeler à ses coéquipiers qu’ils n’auraient pas le droit à l’erreur à Pau, jeudi prochain en Coupe de France, ou encore contre Marseille dans deux journées. D’ici là, les Girondins espèrent retrouver la santé et, comme le dit Otavio, pour ça, il y a une solution : « Dans ces moments-là, c’est très important la tête. C’est la tête qui va faire la différence. » Pourvu que la migraine s’arrête vite.