Bordeaux-ASSE : Ruffier, manque de justesse, penalty… Comment les Girondins ont-ils pu perdre ce match face aux Verts (0-1) ?

FOOTBALL Auteur peut-être de leur meilleur match de la saison, les Bordelais se sont finalement inclinés au bout du temps additionnel

Clément Carpentier

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Loris Benito, le défenseur des Girondins, avec l'arbitre Rudy Buquet.
Loris Benito, le défenseur des Girondins, avec l'arbitre Rudy Buquet. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Les Girondins ont été battus par l’AS Saint-Etienne en toute fin de rencontre sur un penalty plus que discutable.
  • S’ils ont manqué de précision, les Bordelais sont aussi tombés sur un Stéphane Ruffier en état de grâce.

Cette question risque de « tarauder » les supporters bordelais pendant quelques heures voire quelques jours : Comment les Girondins ont-ils pu perdre face à l’AS Saint-Etienne ce dimanche après-midi au Matmut Atlantique (0-1) ? C'est simple, ils ont sûrement réalisé leur meilleur match de l’ère Sousa. « Tactiquement ? Oui, c’était notre meilleur match. Je suis très content de la performance et fier de mes joueurs », dixit le Portugais. Et quand on connaît son niveau d’exigence, ça veut dire quelque chose.

Franchement, difficile de lui donner tord. Vitesse, engagement, technique… Tout y était ! A part le premier quart d’heure, ses joueurs ont dominé de la tête et des épaules les Verts. Mais voilà l’histoire est bien connue dans le monde du football : quand on ne marque pas, on est jamais à l’abri. L’attaquant stéphanois, Denis Bouanga, l’a rappelé à tout le monde en transformant un penalty plus que litigieux à la 93e minute pour l’ASSE. Alors comment expliquer ça ?

  • Un manque de précision dans le dernier geste 

Déjà dans ce genre de situation, on s’en prend à soi-même. Les Bordelais ont eu les occasions pour ouvrir le score (six tirs cadrés) à commencer par ce face-à-face manqué par Kamano. Si le ballon a « très bien circulé » comme le rappelle Paulo Sousa, « il manque (à cette équipe) de l’agressivité dans la zone de finition car il y a eu beaucoup de centres, de situation, regrette le milieu de terrain bordelais Youssef Aït-Bennasser, il faut qu’on soit plus décisif dans les 30 derniers mètres. » Eh oui, être plus tueur. A l’image de ce dernier ballon gâché par le jeune anglais Josh Maja à cause d’un mauvais contrôle.

  • Un Ruffier en feu en face 

Reste que dans ce genre de match, il y a souvent voire toujours un héros en face. Et celui-ci est bien connu des équipes de l’équipe de Ligue 1, il s’agit de Stéphane Ruffier. Le gardien des Verts a réalisé un match XXL (sept arrêts) face aux attaquants bordelais. C’était une muraille ! Adli, Hwang, Briand ont tout tenté mais non.

« Il fait un très gros match mais on va dire qu’on a l’habitude avec lui. Franchement tant mieux pour nous, on l’a avec nous », savoure Ryad Boudebouz, le milieu de terrain de l’ASSE. Et ce ne sont pas les Girondins qui diront le contraire. En face, Benoît Costil, a tenu son rang avec seulement deux arrêts mais n’a pas été décisif en sortant par exemple le penalty.

  • Des décisions arbitrales discutables 

Justement, ce penalty, il faut y venir. Il est venu au bout d’un match pas vraiment maîtrisé pour le coup par Rudy Buquet pourtant l’un des meilleurs arbitres français aujourd’hui. Entre des joueurs stéphanois au bord de l’expulsion, un Jimmy Briand accroché alors qu’il part tout seul au but et cette dernière action plus que litigieuse, ça fait pas mal. Mais pas question de polémiquer pour Youssef Aït-Bennasser :

« Il y a beaucoup de regrets car on perd sur un fait de jeu. C’est quelque chose que nous on ne maîtrise pas. C’est sûr que pas grand-chose a été en notre faveur au niveau de l’arbitre. Mais bon, il faut en faire abstraction. »

Même son de cloche chez Paulo Sousa : « Il y a des quelques situations que je ne comprends. Mais on fait tous des erreurs. Ça peut arriver. » C’est vrai. Mais ça fait aussi zéro point au compteur pour les Girondins.