Galatasaray-PSG : Leo fait le show, Paris exulte et Sarabia fait le job... Revivez les coulisses du succès du PSG

FOOTBALL Le Paris Saint-Germain réalise un sans faute dans cette ligue des champions 2019-2020

Aymeric Le Gall

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Le PSG est leader du groupe A après deux journées.
Le PSG est leader du groupe A après deux journées. — Bulent Kilic / AFP

De notre envoyé spécial à Istanbul,

Six points sur six et la première place du groupe A, le Real Madrid déjà largué à cinq points du PSG, Icardi qui inscrit son premier but et Sarabia sa première passe dé sous le maillot parisien, y’a pas à dire, le Paris Saint-Germain réalise un début de Ligue des champions sans aucune fausse note. Et si la soirée à Galatasaray mardi soir n’avait rien de flamboyante non plus (un succès 1-0 face à une équipe qui fait nettement moins peur que son public), on a quand même noté deux, trois choses qui pourraient vous intéresser.

Leonardo, toujours le bon mot

Alors que nous attendions agglutinés aux barrières dans une zone mixte où il devait facilement faire dans les 28 degrés, les joueurs parisiens se sont sacrément faits désirer. Une demi-heure, trois quarts d’heure, une heure après le match, toujours pas l’ombre d’un petit bout de doigt de pied d’un joueur du PSG. Alors quand Leonardo a déboulé, tout sourire, dans le couloir du stade de Galatasaray, nombreux sont ceux parmi nos confrères à avoir essayé de lui arracher un petit mot. C’était peine perdue, pas ce soir, pas le temps.

Mais le directeur sportif du PSG est un trop bon communiquant pour ne rien donner du tout à la presse. Mardi, c’était une bonne vanne : « Il parle pas à toi ! », nous a-t-il lancé en se marrant. Mais devant l’incompréhension de certains, une explication de texte s’imposait. « Mais si, c’est comme dans les Guignols (rires) ! ». Pour ce qui l’aurait oublié, feu Les Guignols de l’info avaient pour habitude de faire dire à Leonardo, quand il était accompagné du prince du Qatar et qu’il s’adressait à PPDA « La Prince elle parle pas à toi ». Trop fort ce Leo.

  • Du combat et de la joie

La scène n’est pas passée inaperçue et elle dit beaucoup de l’état d’esprit de ce PSG 2019-2020. Dès le coup de sifflet final après le court mais précieux succès du PSG face à Galatasaray mardi soir, les joueurs parisiens ont extériorisé leur joie de manière assez significative. A peine la victoire en poche, dans un stade encore en ébullition après les derniers (mini) assauts des Turcs sur les cages de Keylor Navas, toute l’équipe s’est ruée sur le portier costaricain pour l’entourer et fêter avec lui.

Cette scène de liesse spontanée prouve à elle seule que le PSG a conscience de l’importance du résultat glané en terre stambouliote hostile. D’autant que si Galatasaray n’a plus rien de l’équipe qui regardait droit dans les yeux les cadors européens dans les années 2000, les hommes de Thomas Tuchel ont tout de même dû aller au combat pour venir à bout d’une équipe hargneuse à défaut d’être sexy dans le jeu.

  • Sarabia enfin décisif

Quand le PSG recrute Pablo Sarabia Garcia cet été, pas grand monde ne connaissait l’Espagnol dans le détail, à moins de s’être farci tous les matchs du FC Séville version 2018-2019 ce qui, convenez-en, n’est pas le cas de grand monde en France. Alors, quand au regard des stats, ils ont vu que l’ailier sortait d’une saison à 23 buts et 17 passes dé’, les supporters parisiens ont commencé à se frotter les mains. Mais à part deux bons matchs en présaison, face à Nuremberg puis lors du trophée des champions contre Rennes, on ne peut pas dire que le joueur avait vraiment répondu aux attentes.

Mardi soir, enfin, l’homme aux initiales les mieux adaptées du moment a probablement rendu sa meilleure copie de la saison. Outre deux occases en première période, l’Espagnol a délivré sa première passe décisive sous le maillot du PSG en servant Icardi sur un plateau pour le but de la victoire. Il a bien choisi son moment car, à l’heure ou Mbappé et Neymar vont enfin être opérationnels simultanément en Ligue des champions – lors de la prochaine journée et la réception de Bruges au Parc – il était plus que temps de marquer des points dans l’esprit de Thomas Tuchel.

  • Le Real se rate, Paris s’envole

Au Parc des Princes en septembre dernier, le Real Madrid nous avait déjà pas mal préoccupés après son humiliation face au PSG (3-0), mais mardi, on n’est pas passé loin d'un jour noir sur la place boursière de la Casa Blanca. Menés 2-0 à la pause face à l’ogre brugeois après le doublé de Dennis, les hommes de Zinédine Zidane ont bien failli obliger leur entraîneur à déclarer la banqueroute. A l’arrivée, Casemiro et Sergio Ramos ont sauvé à la fois les meubles et la peau de « Chichou » (en VO), mais ce match nul quasi inespéré face aux Belges ne trompe personne : le Real est clairement à la limite de la crise.

Le voilà dans une position délicate à gérer alors qu’un déplacement dans l’enfer d’Istanbul attend les Espagnols le 22 octobre prochain. Les galères du Real font également les affaires du PSG : seul en tête du groupe A, Paris compte déjà cinq points d’avance sur son bourreau d’il y a deux ans en 8es de finale de la Ligue des champions. Autant dire que s’ils ne jouent pas aux cons, les Parisiens devraient probablement finir en tête de leur groupe. Autant de certitudes après seulement deux journées, ça filerait presque le vertige.