Galatasaray-PSG : Discret mais toujours là où il faut, Icardi est bien le tueur des surfaces que le PSG attendait

FOOTBALL Mauro Icardi a inscrit mardi soir son premier but sous le maillot du PSG

Aymeric Le Gall

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Icardi a offert la victoire au PSG face à Galatasaray en Ligue des champions.
Icardi a offert la victoire au PSG face à Galatasaray en Ligue des champions. — Bulent Kilic / AFP
  • Arrivé cet été en provenance de l'Inter, Mauro Icardi a marqué son premier but avec le PSG, mardi soir, face à Galatasaray. 
  • Même s'il a souvent été discret, l'Argentin a surgit au moment idéal pour offrir la victoire au PSG. 
  • Avec Icardi en pointe, le concurrence s'annonce rude pour Edinson Cavani. 

De notre envoyé spécial à Istanbul,

Dans un match contre Galatasaray que le PSG aurait dû gagner les doigts dans le nez si ses joueurs avaient été un peu moins patachons devant les buts, c’est finalement Mauro Icardi qui s’est chargé de ramener les points à la maison. A la conclusion d’un superbe mouvement collectif initié par Marco Verratti et Pablo Sarabia, l’Argentin était au bon endroit, au bon moment, pour placer un plat du pied dans le but vide et offrir la victoire à sa nouvelle équipe. « Ce n’était pas le but le plus difficile à marquer », a admis Thomas Tuchel en conférence de presse après le match, mais c’est celui qui donne désormais au PSG cinq points d’avance sur le Real Madrid dans un groupe A dont la tête lui tend déjà les bras.

S’il n’avait pas franchement été super emballant jusque-là à Istanbul, Icardi est venu rappeler à ses dirigeants ce qu’ils ont gagné cet été en allant le braquer pour walou (prêt avec option d’achat à 70 millions d’euros, autant dire peanuts vu le prix des attaquants de pointe de ce calibre de nos jours) dans les dernières heures du mercato : un tueur de surface, un vrai. Le gars qui peut passer 50 minutes sans toucher un ballon (bon ok, quatorze, mais c’est tout comme) pour finalement faire le bon geste, le bon appel, et plier l’affaire ni vu-ni connu-j’t’embrouille.

Pas encore à 100 %

Et encore on est sévère, car si Di Maria et Gueye avaient un peu moins regardé leurs pompes et plus levé la tête en tout début de match, ils auraient vu que l’ancien goleador de l’Inter venait par deux fois (3e, 5e) de se démarquer remarquablement et n’attendait plus que l’offrande. Mais le joueur n’était pas rancunier après la rencontre : « C’est facile de jouer avec de tels joueurs. Les joueurs de cette classe voient les choses une seconde avant les autres, ce qui facilite le travail du buteur dans le dernier geste. » Mais c’est vrai que pour le reste, Mauro Icardi n’a pas livré une immense prestation à Galatasaray. Rien à voir avec le match plein qu’il avait sorti – sur une jambe et demie, rappelons-le – face au Real au Parc à la mi-septembre.

Mardi, le néo-Parisien n’était même pas sûr de pouvoir débuter la rencontre, la faute à une petite lésion aux adducteurs contractée justement face aux Madrilènes. Tuchel avait laissé entendre qu’il attendrait le dernier moment pour prendre la décision de le coucher dans le XI de départ ou non. « Il m’a dit qu’il pouvait commencer ce match sans beaucoup d’entraînement », a confié le coach parisien après le match. Voyons ça comme un risque calculé. En effet, le numéro 18 nous a avoué qu’il n’était pas encore à 100 %, mais que « quand on marque, on oublie un peu les douleurs ».

Cavani a de la concurrence

Le PSG peut donc se frotter les mains. Quand Icardi aura retrouvé le rythme qui était le sien lors de ses plus belles années à l’Inter (124 buts en 219 matchs, tout de même), il devrait avoir de quoi faire avec Neymar, Di Maria et Mbappé autour de lui.

D’autant que son adaptation semble couler de source, c’est lui qui le dit : « Honnêtement, elle a été vraiment très bonne. La vérité, c’est qu’arriver dans une équipe avec autant de joueurs qui parlent espagnols, ça aide beaucoup. »

Il y a pourtant un hispanophone qui pourrait finir par l’avoir mauvaise. Pendant qu’Icardi s’intègre à merveille avec sa nouvelle équipe, l’autre Matador sud-américain, Edinson Cavani, ne cesse de repousser quant à lui la date de son retour après sa blessure à la hanche. Or on le sait, les absents ont toujours tort.