Ligue Europa: Prochain adversaire de Strasbourg, « Francfort, c'est pas des peintres »

FOOTBALL Plovdiv écarté jeudi soir à la Meinau (1-0), les Strasbourgeois se sont projetés avec bonheur sur leurs barrages de Ligue Europa contre Francfort

Thibaut Gagnepain

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Dimitri Liénard se réjouit d'affronter Francfort.
Dimitri Liénard se réjouit d'affronter Francfort. — PATRICK HERTZOG / AFP

Strasbourg s'est imposé 1-0 face à Plovdiv, jeudi soir.

Les Alsaciens vont donc retrouver Francfort en barrages de la Ligue Europa.

C'est un beau défi pour les Strasbourgeois, alors que les Allemands ont atteint la demi-finale de la Ligue Europa l'an dernier.

« Francfort. » Depuis dix jours et le tirage au sort des éventuels barrages de la Ligue Europa, c’était le mot tabou. Il ne fallait surtout pas parler de l’équipe allemande à un joueur du RC Strasbourg. Sinon, c’était systématiquement la même réponse : non, on n’y pense pas, on est concentré sur le prochain match etc.

Avec la qualification, décrochée contre Plovdiv jeudi, le discours a changé. Les Alsaciens se sont enfin lâchés ! Et tout d’un coup, ils avaient beaucoup de choses à dire sur une formation à laquelle il ne pensait pas jusque-là… « Oui, on va affronter un gros morceau, le demi-finaliste de la dernière Ligue Europa. C’est excitant », a avoué Ludovic Ajorque, mine logiquement réjouie.

« Il faudra monter le curseur d’un cran »

En conférence de presse, son entraîneur était lui aussi très détendu. Bien plus que la veille où il avait repris un journaliste qui avait osé parler du probable « derby de la saucisse ». « Francfort, c’est un budget énorme, un stade merveilleux mais on va jouer notre chance à fond », a promis Thierry Laurey, conscient de la tâche qui attend son équipe. « C’est sûr, il faudra monter le curseur d’un cran. Ce sera tout sauf facile mais ce sera à nous de faire les efforts pour que la porte s’ouvre. On a déjà réussi de grosses performances, pourquoi ne pas se faire encore un beau cadeau ? »

Dimitri Liénard y croit. « Oui, on est capable de faire quelque chose d’extraordinaire », a lancé le milieu de terrain, avant de partir dans un petit festival d’expressions bien à lui. Une petite sélection ? « Je ne regarde pas la Bundesliga mais à ce qu’on m’a dit, Francfort, c’est pas des peintres » ou encore « Vous vous rendez compte, je ne suis plus très loin d’avoir le logo de la Coupe d'Europe sur mon maillot ! »

« Moi, je miserais tout sur l’Europe »

Au passage, le milieu de terrain du Racing a aussi hiérarchisé les deux prochains matchs de son club, contre Reims dimanche et donc Francfort jeudi prochain. « Je ne suis pas coach mais moi, je miserais tout sur l’Europe. Ce serait trop bête de rater la dernière marche maintenant qu’on est si près… » Mais alors, on oublie le prochain adversaire ?