Ligue 1: «Il manque deux semaines de préparation» au RC Strasbourg

FOOTBALL Premiers joueurs de Ligue 1 à retrouver les terrains dimanche dernier, les Strasbourgeois disposent de quatre semaines de préparation avant leur premier match officiel. Contre six d’habitude

Thibaut Gagnepain

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Guillaume Jahier (à gauche) et Florian Bailleux, les deux préparateurs physiques du Racing.
Guillaume Jahier (à gauche) et Florian Bailleux, les deux préparateurs physiques du Racing. — T. Gagnepain / 20 Minutes
  • Avant leur premier match officiel, au 2e tour préliminaire de la Ligue Europa, les Alsaciens ne disposent que de quatre semaines de préparation, contre six habituellement.
  • Les préparateurs physiques du club, Florian Bailleux et Guillaume Jahier ont trouvé des parades afin que les joueurs soient au moins à 80 % de leur capacité dès le premier match officiel.

« Les joueurs savent très bien qu’ils ne peuvent pas arriver avec 3 ou 4 kg en trop. » Dès la reprise de l’entraînement dimanche dernier, Thierry Laurey avait donné le ton. Cette saison encore plus que les précédentes, l’entraîneur strasbourgeois a besoin d’un groupe vite opérationnel. Dans moins de quatre semaines, le jeudi 25 juillet, le Racing fera déjà son entrée au deuxième tour de la Ligue Europa, contre le Maccabi Haïfa ou le NS Mura.

Les Alsaciens seront-ils prêts ? « Ce serait prétentieux de dire que les joueurs seront à 100 % de leur capacité », répond le préparateur physique du club, Florian Bailleux. « L’idéal, ce serait d’être à 80-85 %. Sinon, ça voudra dire qu’on sera au top trop vite et qu’on le paiera ensuite en août. »

« Un deal avec les joueurs »

Avec son adjoint Guillaume Jahier, il s’évertue donc à doser au mieux les efforts du groupe. Sur une période plus restreinte que d’habitude. « En temps normal, une préparation s’étale sur six semaines. Là, il nous en manque deux », avoue de concert le duo, qui a trouvé une parade. D’abord, les partenaires de Stefan Mitrovic sont partis avec un programme précis à respecter pendant les vacances.

« C’était un deal avec les joueurs pour faire en sorte qu’ils reviennent avec une certaine base aérobie [endurance] », reprend Florian Bailleux, avant de détailler le fameux plan d’action. « Les deux premières semaines, il n’y avait rien d’imposé. La troisième, ils avaient des courses et du renforcement musculaire sur le haut du corps à faire. Pareil la quatrième, mais avec des blocs de deux jours, entrecoupés d’un jour de repos. »

« Personne n’est à la rue »

Résultat des courses ? Les tests, effectués lundi avec tout l’effectif, ont satisfait les préparateurs physiques. « Personne n’est à la rue » lancent-ils, sans trop vouloir donner de nom sur un éventuel mauvais élève. Pour le meilleur, c’est plus facile. « Adrien Thomasson a fini premier. » Rien de surprenant, le milieu offensif était déjà celui qui courrait le plus la saison passée, jusqu’à 13 km par match.

Depuis la reprise, l'ancien Nantais a déjà pris la tête des footings organisés tôt le matin (7 h !) ou en soirée. Mais il aussi beaucoup touché le ballon. C’est là l’autre particularité de la préparation raccourcie du Racing. « On est beaucoup sur le terrain car on part du principe que le travail de course, généralement réservé à la première semaine, est déjà fait », confirme Guillaume Jahier.

Reste la question des retardataires. Matz Sels et Stefan Mitrovic, en sélection début juin, sont attendus en début de semaine prochaine. Et trois autres, Ibrahima Sissoko, Anthony Caci et Lebo Mothiba, qui sont encore avec leur équipe nationale, n’arriveront que plus tard. « Vu qu’ils ont peu coupé, ils n’auront pas perdu grand-chose. Il faudra juste décrasser le moteur pour les remettre en route », image Florian Bailleux, pas inquiet. « Les deux objectifs de la préparation sont clairs : avoir un minimum de cannes pour passer le deuxième tour de la Ligue Europa et être aussi un minimum performant en août. »